Quelle équipe pour débuter l’Euro ?
Un vrai/faux test face à l’Islande
Alors que Laurent Blanc doit annoncer sa liste définitive des 23 Bleus appelés à disputer l’Euro en Ukraine ce mardi 29 mai à midi, au plus tard, l’Equipe de France doit auparavant affronter l’Islande à Valenciennes, en match amical de préparation (dimanche soir). Une rencontre qui ne va certainement pas soulever les foules, étant donné le niveau relativement faible de l’adversaire d’un jour, mais qui malgré tout a valeur de galop d’essai pour le sélectionneur tricolore. Celui-ci, toujours en recherche de son onze type en vue du championnat d’Europe, va ainsi pouvoir tester son schéma préférentiel en 4-3-3 (ou 4-1-2-3 pour les puristes) avec les joueurs qu’il imagine emmener définitivement à l’est du vieux continent. Et si l’on a une idée assez précise de ce à quoi va ressembler la ligne la plus défensive de l’EDF, pour les autres postes, cela semble plus indécis. Alors sans tomber dans la caricature de l’observateur qui se mue en sélectionneur, FastFoot va modestement tenter de décrypter les aspirations d’un Laurent Blanc plutôt réaliste en ce début de campagne continentale. En effet, ce dernier a déjà prévenu, sans que ça ne tarde à être relayé par la presse, que des tentions pourraient naître au sein d’un groupe d’une cinquantaine d’hommes (staff et joueurs confondus) durant ce mois de vie commune. Un constat honnête et légitime, qui vient désamorcer la bombe à retardement du syndrome « Knysna 2010 ».
Parler clairement, dire les choses, c’est le parti prix que choisit d’adopter le Cévenol, en prévision d’une éventuelle fronde des médias, dans l’hypothèse où l’Equipe de France ne remplirait pas ses objectifs. Mais remettons les éléments à leur place, aujourd’hui il ne convient pas de parler d’échec, alors même que la compétition n’a pas démarré. Et même si FastFoot a manifesté à plusieurs reprises ses craintes par rapport au groupe provisoire retenu par Laurent Blanc, l’heure est davantage à l’observation qu’aux conclusions hâtives. C’est d’ailleurs dans ce sens qu’il est bon de réfléchir à un onze le plus compétitif possible, capable de débuter l’Euro dans les meilleures dispositions. Sans surprise, la défense tricolore devrait ainsi être composée dans l’ordre, d’Hugo Lloris dans les buts, de la charnière Philippe Mexès/Adil Rami dans l’axe, de Mathieu Debuchy à droite et de Patrice Evra dans le couloir gauche. Ce dernier, qui était capitaine lors de la déroute des Bleus au Mondial 2010 en Afrique du Sud, et qui n’a pas les faveurs de la presse, semble en effet tenir la corde en l’absence d’Eric Abidal, devant un Gaël Clichy titulaire et champion de Premier League avec Manchester City, mais assez brouillon depuis ses débuts sous le maillot bleu. L’expérience prenant le dessus dans l’esprit du coach français, la place sur le terrain de l’ancien monégasque devrait être confirmée. Ensuite, c’est au milieu de terrain qu’il y a le plus de places à prendre. 
Car si Yann M’Vila part favori pour tenir la position de « milice » devant la défense, Yohan Cabaye est lui bien parti pour l’épauler sur l’un des deux côtés, même s’il reste en balance concernant les deux places restantes, avec Samir Nasri, Yoann Gourcuff mais aussi Marvin Martin. Il paraît assez improbable de voir débuter Alou Diarra ou encore Blaise Matuidi face à l’Islande, sauf en cas de forfait de l’un des joueurs précédemment cités. Ne reste plus que l’attaque, où Karim Benzema est indiscutable en pointe sous l’ère Laurent Blanc, mais à qui il faut associer des feu follets dans les couloirs. Et dans ce schéma, Loïc Remy insuffisamment remis de sa blessure à la cuisse gauche et désormais forfait pour l'épreuve, devrait être supplée par Hatem Ben Arfa ou bien Jérémy Menez, dans l’hypothèse où Franck Ribèry occuperait le flanc gauche. Seulement avec une préparation tronquée par un match amical disputé le 22 mai avec le Bayern Munich, l’ailier tricolore pourrait se voir remplacé par l’un de ces deux mêmes éléments. Dans ce cas, Mathieu Valbuena peut avoir une carte à jouer, même s’il semble avoir une longueur de retard dans l’esprit du sélectionneur. Au final, l’Equipe de France qui affrontera l’Islande devrait ressembler à celle-ci : Lloris ; Debuchy-Rami-Mexes-Evra ; Nasri-M’Vila-Cabaye ; Ben Arfa-Benzema-Menez ! Si tant est que Laurent Blanc poursuive son idée d’utiliser les joueurs qui ont donné le plus de satisfactions en cette fin de saison marathon.
Bien évidemment, ce n’est qu’une extrapolation bien imaginaire de ce que le champion du Monde 1998 est capable de décider pour la rencontre de dimanche. En sachant très bien que derrière, l’Equipe de France fera certainement l’objet de réajustements d’ici les 31 mai et 5 juin prochains, dates des deux autres matchs amicaux au programme durant cette préparation, face à la Serbie à Reims puis au Mans devant l’Estonie. Avec logiquement en point de mire, la première opposition de cet Euro ukraino-polonais face à une Angleterre qui aura un visage amaigri avec notamment la suspension de Wayne Rooney. D’ici là, Laurent Blanc aura sans aucun doute dessiné le onze de départ qu’il souhaite aligner pour permettre à notre EDF de conserver toutes ses chances de passer le stade des poules. Une barrière psychologique importante, pour une équipe qui n’a plus franchi le premier tour d’une compétition internationale depuis le Mondial 2006 en Allemagne. Gageons que ce sera plus aisé qu’en 2008 et 2010, alors que la maison bleue est désormais tirée vers le haut par cette fameuse génération 1987 dont on attend tellement. Le quatuor Benzema/Nasri/Ben Arfa/Menez a en effet toutes les chances d’avoir les faveurs du « patron », qui veillera certainement à ce que la vie de groupe agisse positivement sur les performances de cette formation en rodage. En espérant que les inimitiés passées ne refassent pas une apparition fracassante !
Damien Chédeville
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Laurent Blanc face à ses contradictions
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Le grand défi de Laurent Blanc
Un groupe à tirer vers le haut
La saison européenne de football enfin bouclée par le titre de champion de France remporté par Montpellier, les regards des supporters tricolores sont désormais tournés vers l’Euro 2012, qui ouvrira ses portes le 8 juin prochain en Ukraine et en Pologne. Un certain soulagement pour le sélectionneur de l’Equipe de France, qui attendait avec impatience le verdict de l’ultime journée de Ligue 1, notamment concernant d’éventuelles blessures, afin d’affiner ses choix en vue de l’annonce définitive de la liste des 23 qui accompagnera le staff bleu à l’est du vieux continent. Une annonce qui doit intervenir au plus tard le mardi 29 mai prochain, et qui sera donc fatale à trois joueurs du groupe de 26 retenu pour le moment par Laurent Blanc. En sachant bien évidemment que cet effectif est aujourd’hui amoindri, étant donné que les représentants du championnat hexagonal ont terminé leur saison au moins une semaine en retard, par rapport à leurs collègues évoluant à l’étranger. Du coup, la tâche s’annonce on ne peut plus compliqué pour le coach tricolore, qui n’aura possession de son groupe définitif, qu’une dizaine de jours avant le coup d’envoi de la compétition continentale. D’autant qu’on le rappelle, le Cévenol a surpris dans bon nombre de ses choix, notamment dans sa liste « franco-française » dans laquelle sont apparus Alou Diarra, Blaise Matuidi et surtout Yoann Gourcuff, tous trois privés de temps de jeu dans leurs clubs ou bien peu convaincants tout au long de l’exercice.
De plus, FastFoot a déjà souligné dans son papier du 16 mai dernier (« Laurent Blanc face à ses contradictions »), le caractère étrange du pari de Laurent Blanc, de pré-sélectionner deux des principaux trublions de Knysna, Franck Ribéry et Patrice Evra. Une décision très décevante quand on connaît le comportement de ces deux éléments sous le maillot bleu depuis ce fâcheux épisode de 2010, que ce soit sportivement ou même humainement. Alors certes, les compères de l’ère Domenech sont indiscutablement titulaires dans leurs écuries respectives, mais cela suffit-il vraiment pour mériter une sélection pour l’Euro de la reconstruction ? La réponse semble être toute trouvée, surtout quand on sait que la cohésion et l’esprit de groupe sont des facteurs déterminants dans le bon comportement d’une nation dans un tel rendez-vous. Difficile donc, avec de tels « individualistes » de se projeter dans une vision optimiste pour l’Equipe de France en vue de ce championnat d’Europe. A plus forte raison lorsque l’on constate également la présence de Florent Malouda, dans un effectif qui est censé refléter les meilleures forces en présence, ainsi que les joueurs les plus performants et réguliers avec leurs clubs… mais aussi en EDF, pour ceux qui l’ont déjà connu. Bref, si l’on compte sur un joueur qui a passé sa saison sur le banc de Chelsea, ou sur un ailier flamboyant en Bundesliga, mais qui ne cesse de décevoir sous la tunique tricolore, la France ne risque pas d’aller bien loin.
Et ce n’est pas pour faire injure à Laurent Blanc, dont le travail à la tête des Bleus a toujours été souligné de manière positive depuis sa nomination, de mettre l’accent sur les incohérences qui émanent de ses décisions. FastFoot tente simplement d’établir un constat d’avant compétition, afin d’évaluer les chances du « président » d’éviter un destin à la Raymond Domenech. Bien évidemment que l’on aimerait revivre 1998 et 2000, lorsqu’Aimé Jacquet et Roger Lemerre avaient essuyé de nombreuses critiques de la part de la presse, avant de triompher aux yeux de tous, et pour le plus grand bonheur des Français. Malheureusement cette campagne 2012 n’en prend pas le chemin, en tout cas pas dans les dispositions actuelles. Maintenant, n’oublions pas qu’il reste trois joueurs à évincer de ce groupe, et que ce choix cornélien, si injuste soit-il, pourrait redistribuer toutes les cartes. Malgré tout, on ne peut s’empêcher de penser que la préparation semble bien courte, pour des joueurs qui viennent tout juste de conclure leur saison, et même pour certains, qui ont fêté comme il se doit leurs succès. On pense évidemment aux deux montpelliérains Olivier Giroud et Mapou Yanga Mbiwa, appelés par Laurent Blanc le 15 mai dernier, mais également à Florent Malouda, vainqueur surprise de la Ligue des Champions le 19, avec Chelsea et son ami Didier Drogba, en partance pour d’autres cieux. 
Sans compter la blessure, sans gravité semble-t-il, de Franck Ribéry lors de cette même finale, ainsi que la convalescence de Loïc Remy, très marqué physiquement mais aussi mentalement par la saison catastrophique de l’OM. Au final, peu d’éléments vont arriver sereinement, et dans un bon état de fraicheur à Clairefontaine, alors que l’Euro s’annonce comme l’un des plus relevés de ces dernières éditions. Relevé car indécis, au regard du nombre de prétendants que l’on peut coucher sur un papier. Espagne, Allemagne, Pays-Bas et Italie sont ainsi cités comme potentiels vainqueurs, devant des nations comme l’Angleterre, la France ou encore le Portugal qui souhaitent bien évidemment créer la surprise. Gageons que ce sera tout de même compliqué pour nos Bleus, qui au delà de leurs problèmes sportifs et humains, devront certainement affronter les voisins italiens ou espagnols, en cas de qualification pour les quarts de finale, tirage au sort oblige. Un tableau plutôt noir donc, mais qui paradoxalement peut faire espérer un sursaut d’orgueil de nos Tricolores. Ainsi, ni en 1998, ni en 2000, la France n’était favorite pour remporter respectivement la Coupe du Monde et l’Euro. Alors qu’à l’inverse, les partenaires de Zinedine Zidane étaient devenus favoris au Mondial 2002 puis en 2004 à l’Euro portugais… pour de tristes destins à l’arrivée. Comme quoi, et cela peut paraître banal de le dire, rien n’est jamais acquis dans le football, quelles que soient les apparences. Espérons seulement que Laurent Blanc et ses troupes seront capables de nous étonner, même si le scepticisme est actuellement de mise.
Damien Chédeville
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Montpellier champion, le paradis et après ?
Le plus rude reste à venir
C’est évidemment avec une immense ferveur que la France du football a accueillie dimanche soir, peu avant 23h30, le premier titre de champion de France du Montpellier Hérault Sporting club. Une ferveur que l’on peut expliquer en partie par l’anti-parisianisme que l’on retrouve assez fréquemment en province, mais également par le scénario ubuesque qui est venu conclure cette dernière journée de Ligue 1, obligeant au passage l’équipe de René Girard à patienter pour savourer son sacre. En effet, alors qu’à Lorient le PSG s’imposait difficilement deux buts à un, et que Dijon et Caen s’apprêtaient pour leur part à suivre Auxerre en seconde division, le MHSC lui était prié d’attendre que les supporters bourguignons, très en colère, soient évacués pour que le match face aux hommes de Jean-Guy Walemme se poursuive normalement, après deux longues interruptions. Mais signe que les Sudistes étaient en marche vers le succès ultime, et alors que les deux équipes étaient encore à égalité un but partout, John Utaka venait définitivement offrir l’Hexagoal à ses partenaires, suite à un corner tiré par le vétéran Dernis (2-1). Il n’en fallait pas plus pour que l’état major du club ainsi que le staff se massent au bord du terrain, avant d’exploser au coup de sifflet final. Montpellier, un magnifique et légitime champion qui aura fait durer le suspense jusqu’au bout donc, même dans les couloirs du Stade du Moustoir, où les joueurs de Carlo Ancelotti s’étaient regroupés pour suivre le dénouement d’Auxerre-Montpellier.
Lundi, le temps était naturellement à la fête dans l’Hérault, notamment Place de la Comédie pour le défilé des « héros », pour célébrer ce titre tant attendu, et tant espéré tout au long de cette saison si riche en enseignements. Même la pluie n’aura pas eu raison d’un peuple venu saluer les Giroud, Belhanda, Cabella, Yanga Mbiwa et autre Jourdren, grands artisans de ce trophée historique, au même titre que leur gourou, le coach René Girard. Seulement désormais, tout en respectant la période de célébration adéquate dans de telles circonstances, il va falloir se relever d’un aboutissement comme celui-ci. Et c’est visiblement là où le plus dure commence. Car après le sacre national, Loulou Nicollin et son fils Laurent, entourés par le fidèle Michel Mézy vont devoir préparer cette équipe à jouer l’Europe, et pas n’importe laquelle. La Ligue des Champions, une compétition que n’a jamais disputé Montpellier, et qui est si exigeante en terme d’effectif. Alors même si encore une fois l’heure est à la fête, les deux stars du club, Olivier Giroud et Younès Belhanda vont forcément clarifier dans les jours qui viennent, leur situation contractuelle avec le MHSC. Une autre paire de manches pour les dirigeants héraultais, qui ne s’attendaient certainement pas à voir leurs « minots » porter le club au sommet de la Ligue 1. Maintenant, l’avenir à court terme du club dépend fort logiquement de ces joueurs qui ont construit le succès de la Paillade.
Mais en attendant de pouvoir confirmer les belles performances montrées sur le terrain depuis le mois d’août dernier, gageons que le club héraultais pourra se reposer sur un centre de formation qui a son importance dans les victoires récentes de l’institution sudiste. Un centre qui va par ailleurs profiter de ce titre de champion de France, en retrouvant le podium des meilleurs viviers de formation dans l’Hexagone. Un juste retour des choses, alors que les Cabella, Stambouli et Ait Fana notamment, ont également été des éléments importants dans la dernière ligne droite en championnat. Pendant ce temps-là, le PSG doit se relever tout doucement de ses illusions perdues lorsque les nouveaux dirigeants qataris ont décidé d’évincer le champion d’automne, Antoine Kombouaré. Une décision qui a donc été lourde de conséquences et de changements, des changements qui ont surement joué contre la « méthode Ancelotti », trop opaque et peu lisible par les joueurs eux-mêmes. Malgré tout, on ne voit pas comment Montpellier va pouvoir rivaliser de la sorte la saison prochaine, face à une écurie qui va se doter, pour le deuxième gros mercato d’affilée, d’une armada de joueurs de classe internationale. Mais peu importe finalement, étant donné que René Girard et ses hommes viennent d’être sacrés. Et puis on le sait bien, Louis Nicollin n’est pas assez fou pour croire que son club va se hisser durablement dans le top 3 français, même avec l’un des meilleurs centres de formation du pays. C’est certainement la rançon du succès, de connaître une gloire éphémère, comme ont pu le vivre précédemment Lille, Marseille et bien sur Bordeaux.
Espérons que les artisans de cette réussite héraultaise ne bruleront pas les étapes de croissance d’un club nouvellement compétitif, sous peine de voir tous les efforts consentis depuis maintenant trois ans et la remontée en première division avec Rolland Courbis, être réduits à néant. C’est le risque, il n’est bien évidemment pas à exclure, et c’est pour cela que FastFoot ne cède pas au triomphalisme béant de certains, en rappelant d’où vient Montpellier, et quelles sont les aspirations accessibles de la Paillade. Car raisonnablement, cette équipe ne peut pas viser aussi haut tous les ans, en restant à échelle familiale comme c’est le cas depuis près de quatre décennies maintenant. Une histoire de famille, celle des Nicollin, qui, tant qu’ils seront à la tête de de cette maison, tenteront dans la mesure du possible de résister aux sirènes dangereuses de la planète football moderne. L’identité, c’est aussi ce qui a fait le succès et la popularité de Montpellier tout au long de la saison, jusqu’à venir sacrer une équipe peu ronflante sur le papier, mais terriblement efficace sur le terrain. Première au classement des matchs à domicile, troisième à l’extérieur, troisième attaque la plus prolifique, meilleure défense… et puis meilleur buteur du championnat en la personne d’Olivier Giroud. Que demander de plus ? La concrétisation d’une année pleine est enfin là, et désormais Montpellier a les cartes en main pour se maintenir à un niveau conforme à la qualité de son effectif. Reste à conserver les éléments les tauliers, qui rêvent en silence de partir dans les plus grands clubs européens. Mais que la joie est simple, quand la gloire arrive dans un tel environnement. Bravo messieurs, et continuez à l’avenir, à vous battre pour ces valeurs, les vrais valeurs du foot !
Damien Chédeville
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Montpellier ne va rien lâcher !
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L’Europe sourit aux audacieux(ses)
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L’Europe sourit aux audacieux(ses)
Drogba et l’OL Féminin au paradis
Cette semaine, les finales féminine et masculine de la Ligue des Champions étaient au programme sur un vieux continent qui attend avec impatience le coup d’envoi de l’Euro ukraino-polonais. Et comme une surprise n’arrive jamais seule, la victoire de Chelsea samedi soir à Munich en finale de la LDC face à l’hôte de la soirée, le Bayern de Franck Ribéry (1-1, 4 tab à 3), est venue s’ajouter à l’incroyable doublé réalisé par les femmes de Patrice Lair, le coach de l’Olympique Lyonnais Féminin, dans cette même compétition. Une consécration pour l’ancien entraineur des féminines de Montpellier, qui vient de remporter son quatrième titre avec l’OL en seulement deux années de présence sur le banc rhodanien. Après un succès en Coupe d’Europe et en championnat l’an dernier, le « caractériel » comme on pourrait le décrire vient ainsi de s’adjuger avec ses « femmes », un second titre de championnes d’Europe d’affilée, ainsi que la Coupe de France féminine… tout cela en attendant de savoir si les coéquipières de Sonia Bompastor vont pouvoir ravir la première place du classement en championnat occupée par Juvisy. Bref, que de gloire pour une équipe qui symbolise la montée fracassante de la discipline au féminin, dans notre pays si conservateur et machiste. Car en Allemagne, pour assister à la finale des Lyonnaises contre Francfort (succès 2-0), il y’avait tout de même plus de 40 000 spectateurs ! 
Un réel engouement qui n’a surement pas échappé à Didier Drogba , qui lui ne s’est pas privé d’offrir le titre suprême à Chelsea et à son heureux propriétaire, le milliardaire russe Roman Abramovicth. Au terme d’une finale très engagée et pour le moins équilibrée, l’attaquant vedette du club londonien a en effet libéré les siens une première fois à la 88° minute de jeu, alors même que les Blues venaient d’encaisser l’ouverture du score (82° minute, 1-0 but de Müller). Ensuite, Arjen Robben manquait l’occasion du match, en loupant un penalty généreusement accordé pour une faute de… Didier Drogba sur Franck Ribéry. Mais il faut croire que pour une fois l’Ivoirien avait une bonne étoile, car après sept finales perdues toutes compétitions confondues (il a quand même gagné 8 trophées en coupes avec Chelsea), dont deux dans les coupes d’Europe et deux en Coupe d’Afrique des Nations, l’ancien marseillais a enfin touché le graal de ses propres mains. Même si c’est bien du pied droit qu’il a envoyé ses partenaires au sacre, grâce à son ultime tir au but, dans une séance aussi crispante que la rencontre dans son intégralité. Au final, le grand Didier aura réussit à porter Chelsea jusqu’à un doublé inédit (Coupe d’Angleterre/Ligue des Champions), dans une saison qui paradoxalement aura été plutôt catastrophique dans le contenu, avec une sixième place de Premier League à la clé.
A croire que la gloire sourit bien aux audacieux(ses), à l’image de ce que peut faire l’Olympique Lyonnais Féminin depuis 2006, et l’avènement ultra-rapide de cette section de l’OL dirigée par le président Paul Piemontese, inconnu du grand public et éclipsé par le très médiatique Jean-Michel Aulas. Mais encore une fois, que le football est beau, lorsqu’il réserve autant de surprises, de scénarios improbables, de succès historiques qui nous rappellent à de grands souvenirs passés. C’est d’ailleurs peut-être la seule chose qu’il faut retenir, tant l’évolution de la discipline vers une financiarisation indécente pollue les destins dorés de ces clubs de second plan. Même si, et FastFoot ne manque pas de le noter, le Chelsea de Roman Abramovitch ne récolte maintenant les fruits de l’investissement monstre, plus d’un milliard d’euros, consenti par son emblématique propriétaire depuis son arrivée à la tête du club en 2003. Le fait est que le succès de cette écurie samedi soir au sommet de l’Europe, est forcément lié à l’argent, mais tout de même, on ne peut s’empêcher de penser qu’une telle victoire, aussi improbable soit-elle, repose avant tout sur une histoire d’homme. Et en l’occurrence, c’est en grande partie l’histoire de Didier Drogba, qui à 34 ans, et alors que ses dirigeants ne lui ont toujours pas proposé de prolonger l’aventure, demeure au sommet de son football. 
En témoigne son émotion et son professionnalisme à l’égard des grands battus du soir, au coup de sifflet final, matérialisé pour une fois par un tremblement de filet et non par l’arbitre central. On voyait tous triompher à domicile un Bayern ultra favori et composé de grands joueurs, et c’est finalement le « challenger », plus riche mais moins performant qui s’est octroyé le droit de soulever le trophée aux grandes oreilles. Comme quoi parfois, il n’est plus si compliqué de reconnaître que l’on a eu tort, et que la vérité du terrain est la seule qui existe. Plus étonnant encore est la statistique qui veut que la victoire de Chelsea demeure la seule et l’unique d’un représentant londonien depuis la création de la Coupe des clubs champions en 1956. Seuls Manchester United, Liverpool, Nottingham et Aston Villa avaient précédemment eu le privilège, pour l’Angleterre, de siéger sur le trône européen. Une raison de plus de penser que cette la finale de cette édition, même si elle n’était pas celle espérée au stade des demi-finales, restera dans l’histoire, comme celle du succès des Blues, et de Didier Drogba bien évidemment. Reste à savoir quel sera l’avenir d’un tel héros, relégué au rôle de remplaçant en début d’année 2012, et finalement artisan principal de ce succès si précieux en cette fin de saison. Car comment Abramovicth peut laisser partir un joueur de ce calibre, aussi décisif dans les match importants, et alors qu’il est à l’apogée de sa carrière ? La réponse viendra plus tard, mais d’ici là, Montpellier sera sacré champion de France !
Damien Chédeville
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Une page se tourne pour le Barça
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A Munich, le Bayern rêve de gloire
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A Munich, le Bayern rêve de gloire
Une finale de challengers
Alors que Laurent Blanc vient de dévoiler l’intégralité de sa pré-liste de 26 joueurs pressentis pour disputer l’Euro en Ukraine sous le maillot bleu, outre-Rhin, l’Europe s’apprête à assister à une finale de Ligue des Champions 100% inédite. En effet, peu d’observateurs avisés de la discipline auraient pronostiqué avant les demi-finales un ultime combat pour le graal, entre le dauphin du Borussia Dortmund en Bundesliga, et le décevant 6° de Premier League, seulement qualifié pour la Ligue Europa l’an prochain. Ainsi, tout le monde, FastFoot en tête, s’attendait à voir un alléchant Real-Madrid/Barcelone venir conclure un exercice européen marqué par l’incroyable réussite de Lionel Messi, meilleur buteur de la compétition avec 14 réalisations, nouveau record. Mais c’était sans compter sur l’essoufflement naturel de la machine à gagner catalane d’une part, le complexe de supériorité de José Mourinho d’autre part, et surtout la volonté féroce des deux « outsiders » de marquer une page de l’histoire de cette Coupe « aux grandes oreilles ». A tel point qu’on se revoit contempler le scénario de l’édition 2003/2004, lorsque l’AS Monaco de Didier Deschamps d’un côté, et le FC Porto de… José Mourinho de l’autre, venaient contrer tous les pronostics. A cette époque, les hommes de la Principauté, emmenés par un flamboyant Ludovic Giuly s’étaient offerts successivement le scalp du Real Madrid, puis de Chelsea, pendant que Porto faisait tomber Manchester United et l’Olympique Lyonnais notamment.
Bref le football n’est jamais aussi passionnant que quand il fait éclore de belles histoires comme celles-ci, même si le Bayern Munich avec ses 4 victoires en C1 (1974, 1975, 1976, 2001) et Chelsea habitué des derniers carrés continentaux ne sont pas des novices en la matière. Mais tout de même, sortir les deux meilleures équipes au Monde, en tout cas les plus compétitives, c’est une sacrée performance, à quelque niveau que ce soit. Et ce, bien que l’on puisse regretter le refus de jouer de la part des Londoniens devant le FC Barcelone d’Eric Abidal, et la relative condescendance dont ont fait preuve les Madrilènes face à une formation munichoise hyper réaliste offensivement. Et c’est précisément au regard de ces caractéristiques qu’on se dit que la finale est évidemment très ouverte, dans le sens où le Bayern n’est pas réputé pour sa rigueur défensive, alors qu’en face Chelsea est diminué par les suspensions (Terry, Ramires, Ivanovic et Meireles). Malgré tout, étant donné que les partenaires de Franck Ribéry vont évoluer à domicile, dans leur jardin de l’Allianz Arena, on serait tout de même tenté de dire que les Allemands partent avec une longueur d’avance. Mais après tout, on a assisté à tellement d’évènements imprévisibles lors de cette édition, que le doute se doit de subsister dans tous les esprits. Rappelez-vous des éliminations surprises au stade des poules de Manchester United et du rival Citizen !
Au tour suivant, remémorons-nous la débâcle de l’Olympique Lyonnais face à l’Apoël Nicosie. A chaque fois la lecture des oppositions semblait limpide, et à chaque fois l’issue des rencontres fut tonitruante. Gageons que pour la finale, il n’y aura donc pas de dérogation, que ce soit l’identité du vainqueur, ou bien le scénario du « combat ». Si bien qu’il convient de peser, une fois de plus, les analyses que l’on est capable de livrer en pâture dans la presse, à la veille de cet événement toujours très attendu. En effet, même si c’est une finale de challengers, cela reste une finale de Coupe d’Europe, comme on a pu en connaître par le passé. Et au final, jamais personne n’a dénigré le vainqueur, tant les joutes continentales passionnent les foules, de même que les compétitions internationales au programme tel que ce fameux Euro 2012, qui vient en conclusion de cette saison si mouvementée. Reste à savoir si la faible expérience de Roberto Di Matteo sur le banc des Blues, suffira pour faire déjouer les atouts ultra offensifs de ce Bayern Munich version rajeunie. Car rajeunie oui, surtout derrière avec le débutant Alaba dans le couloir gauche et la très hésitante charnière Badstuber-Boateng dans l’axe, mais également talentueuse, avec les trublions Kroos et Müller, et le régulateur Luiz Gustavo. Entourés par le trio de patrons Ribéry-Robben-Gomez, il est évident que le Bayern présente un beau visage dans son 4-2-1-3 si particulier, si l’on ajoute en plus le gardien de la forteresse, le sublime mais parfois fébrile Manuel Neuer.
En face, il est vrai que les poumons Meireles et Ramires feront surement défaut au milieu de terrain, mais on ne peut pas imaginer que Didier Drogba, dans ce qui s’annonce comme sa dernière chance de remporter la Coupe d’Europe qu’il désire tant, ne joue pas le rôle de guide à ses coéquipiers. Celui qui est aujourd’hui plus connu pour ses échecs dans les finales, plutôt que pour ses succès, ne laissera surement pas le destin décider à sa place en effet. Seulement Chelsea a-t-il vraiment les moyens de gagner à Munich à la régulière… c’est une question qui subsiste ! Dans cette optique, la séance de tirs aux buts si cruelle, ne serait-elle pas la meilleure chance pour les Anglais de ramener une première C1 à la maison ? Cela semble assez évident, car si le bloc des Blues venait à se découvrir, alors le festival serait sans doute allemand, en prévision d’un Euro pour lequel les hommes de Joachim Löw sont justement favoris. Et pourquoi ce ne serait pas l’année de notre voisin germanique, après l’hégémonie peu contestée de l’Espagne ? C’est assez probable, en tout cas, à quelques heures d’une finale aussi indécise qu’intéressante, l’Europe va surement assister au glorieux destin des joueuses de l’Olympique Lyonnais, en préambule de la grand-messe annuelle. Patrice Lair et ses filles ont en effet rendez-vous avec l’histoire et avec un improbable doublé européen, pour lequel il faudra se défaire de… Francfort, encore une formation allemande ! A croire que le football dans le vieux continent va tourner une page de l’histoire, pour en ouvrir une autre.
Damien Chédeville
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Laurent Blanc face à ses contradictions
Des choix plus que discutables
Six jours seulement après avoir communiqué une liste de 12 joueurs français évoluant à l’étranger, susceptibles de faire partie de son groupe définitif pour disputer l’Euro en Ukraine, Laurent Blanc a rendu public sa seconde « pré-sélection ». Cette dernière, qui concerne les représentants du championnat de France, a ainsi été dévoilée mardi en fin d’après-midi, au sortir d’une 37° et avant dernière journée de Ligue 1 très forte en rebondissements. En effet, alors que le PSG pensait reprendre du terrain à Montpellier en corrigeant Rennes (3-0) au Parc, les Héraultais ont prouvé face à Lille, 3°, qu’ils avaient beaucoup de ressources. Au terme d’une rencontre peu ouverte et sans réelles occasions de buts, le magicien Olivier Giroud a en effet libéré ses partenaires en délivrant une passe décisive lumineuse à Karim Aït Fana (1-0, 94° minute), fraichement rentré en jeu, après un magnifique raide du « géant », dans la partie de terrain nordiste. Résultat, le MHSC s’est quasiment offert le titre avant l’ultime journée, en sachant qu’un match nul contre Auxerre, déjà relégué, suffirait pour devancer un Paris Saint Germain encore trop juste, et toujours relégué à trois points. Un scénario qui même s’il a contribué à mettre en avant les joueurs de René Girard, n’a pas fait basculer pour autant les choix très arrêtés de Laurent Blanc. Des choix qui pour certains d’ailleurs, mettent le sélectionneur tricolore face à ses contradictions. 
Avec en premier lieu, le rappel de Yoann Gourcuff, joueur vedette du champion du Monde 1998 depuis ses débuts d’entraîneur à Bordeaux, mais qui n’a disputé que treize matchs cette saison en championnat avec l’OL. Une faible activité doublée d’une très maigre efficacité (2 buts, 2 passes décisives) au regard des capacités d’un tel joueur, qui nous font penser qu’une telle décision relève davantage de l’affectif que du jugement arbitraire. Et pourtant, n’est-ce pas Laurent Blanc qui a si souvent prôné la prime à la fraicheur et à la régularité ? Il semble que sur ce coup, le coach des Bleus ait manqué cruellement de détachement, une qualité qui lui avait pourtant jusque-là permis d’avancer avec un groupe limité mais tout de même talentueux. Car rappelons-le, en deux petites années passées à la tête de l’Equipe de France, le Cévennol a réussit à redorer quelque peu l’image de cette institution, tout en permettant aux Bleus de disputer ce fameux Euro 2012. Résultat, plutôt que de récompenser les éléments qui ont brillé tout au long de la saison dans leurs clubs, Laurent Blanc a préféré jouer la « continuité » avec des joueurs qu’il considère comme cadres, mais qui sont loin d’être au niveau en ce mois de mai. Seul le jeune Mapou Yanga-Mbiwa, capitaine et patron de la défense montpelliéraine a profité de « l’œil » du sélectionneur, et fait partie de cette liste provisoire de 26, qui sera ramenée à 23 noms d’ici le 29 mai.
FastFoot s’en félicite au passage, pour avoir milité en faveur de sa sélection. Malheureusement, cette chance n’a pas été au rendez-vous pour Rio Mavuba, le taulier lillois, qui fait les frais de décisions encore une fois discutables de la part du « président ». Le lieutenant de Rudi Garcia dans le Nord a ainsi payé le crédit que peut avoir Alou Diarra auprès de Laurent Blanc, bien que le Marseillais ait réalisé un parcours exécrable en Ligue 1 avec l’Olympique de Marseille. Et même si ce dernier peut toujours faire partie des trois éléments que le sélectionneur tricolore va devoir écarter dans un peu moins de deux semaines, le principe de la méritocratie aurait voulu que Mavuba, voire même Florent Balmont, soient appelés. Dans cette optique, il est moins surprenant de voir apparaître dans la liste le nom de Yann M’Vila, décevant avec Rennes en 2012, dans la mesure où celui-ci représente l’avenir de l’Equipe de France. Mais il est tout de même surprenant de voir que même le Parisien Blaise Matuidi, relégué sur le banc des remplaçants ces dernières semaines par Carlo Ancelotti, passe également devant le capitaine du LOSC dans l’esprit de Laurent Blanc. Au final, le pauvre Mavuba n’aura jamais vraiment eu sa chance chez les Bleus, surtout depuis la nomination de l’ex défenseur d’Aimé Jacquet, alors même qu’il a réalisé le doublé l’an dernier avec Lille, et qu’il fait partie cette saison du onze type 2012 de L1 désigné par l’UNFP.
Enfin, un dernier joueur peut, dans une moindre mesure, regretter de ne pas avoir retenu l’attention de « Lolo » en cette fin de saison excitante pour Toulouse, c’est Etienne Capoue. Le milieu de terrain du TFC, auteur d’une belle saison avec les « Violets » et toujours aussi régulier au milieu de terrain, aurait surement mérité un léger intérêt de la part du coach de l’Equipe de France, alors même que les hommes d’Alain Casanova vont jouer dimanche pour accrocher la Ligue Europa la saison prochaine. Au final, au delà des cas particuliers que l’on vient d’évoquer, on se demande pourquoi Laurent Blanc a choisi de garder l’ossature de l’équipe de Raymond Domenech en Afrique du Sud, alors que son objectif était de reconstruire après cet épisode si malheureux pour le football hexagonal. Certaines questions vont donc subsister, jusqu’au premier match des Bleus dans cet Euro ukraino-polonais, où la concurrence sera évidemment très rude. Parmi elles, pourquoi le Cévennol a décidé de rappeler à nouveau Franck Ribéry et Yoann Gourcuff dans un même groupe, alors que ces deux-là ne s’entendent pas ? Pourquoi le « président » n’a pas eu plus d’audace dans des choix cruciaux pour « la vie de groupe » et l’unité auxquelles il tient tant ? Pourquoi parle-t-il de fraicheur et de compétitivité alors qu’il ne récompense pas les plus tranchants du moment à leurs postes ? Bien des interrogations qui ne remettent en rien en cause les qualités d’entraîneur que possède Laurent Blanc, mais qui le posent malheureusement face à ses contradictions !
Damien Chédeville
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La Ligue 1 en mode Euro 2012
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Paris ne sera pas champion
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Paris ne sera pas champion
Le titre du mérite et du collectif
Ce dimanche soir, la France du foot va assister à une 37° et avant dernière journée de Ligue 1 pour le moins chargée en enjeux, qu’ils soient sportifs ou financiers. En effet, on en saura peut-être davantage sur l’identité du futur champion de France, alors que Montpellier, leader en place avec trois unités de marge sur le PSG, reçoit le LOSC d’Eden Hazard, pour ce qui s’annonce comme le choc au sommet de cette fin d’exercice. Après son succès dans le Nord face à des Franciliens peu inspirés lors de la 34° journée (2-1), les partenaires de Rio Mavuba se présentent ainsi dans l’Hérault pour « retourner » la situation. Eux qui possèdent toujours cinq points de retard sur le MHSC rêvent en secret de réaliser la passe de deux, douze mois après leur troisième sacre dans l’élite. Mais pour cela, la victoire est impérative dans le sud, sous peine de voir leurs efforts de fin de saison être relégués à la fierté tout de même présente, d’avoir assuré une place qualificative pour la prochaine Ligue des Champions. Un beau cadeau de fin de règne de la part d’Eden Hazard, qui au gré de ses performances toujours remarquées en cette seconde partie d’exercice, a ainsi offert quasiment seul à Rudi Garcia et ses joueurs la possibilité de revivre de grandes soirées européennes. Avec 17 buts et 15 passes décisives, le meneur de jeu belge s’est ainsi assuré une belle sortie de Ligue 1, avant de rejoindre un championnat qui va assouvir ses envies de gloire, la Premier League.
Mais avant cela, il y a tout de même cet ultime défi, ce dernier challenge que le LOSC veut relever face à Montpellier, en terre hostile. L’objectif ? Faire tomber celui qui mérite depuis le coup d’envoi de la saison, de remporter le premier titre de son histoire en Première Division. Gageons que ce ne sera pas chose facile, devant une formation sudiste remontée à bloc par son coach René Girard, et aussi soudée que jamais, à l’heure où il va falloir conclure un parcours déjà inespéré. Seulement là il ne s’agit plus de rêver de son destin, mais bien de le provoquer, et cette notion, les coéquipiers d’Olivier Giroud semblent l’avoir enregistré. En tout cas, leur solidarité et leur abnégation lors de la dernière journée face à Rennes (victoire 2-0 en Bretagne), lorsque tous les observateurs les donnaient perdants définitifs pour le titre, les honorent. Même quand ils paraissaient plus fébriles, les protégés du président Loulou Nicollin arrivaient toujours à se dépasser pour assurer un résultat. Conséquence, aujourd’hui c’est eux et eux seuls qui possèdent les cartes en mains pour sceller une bonne fois pour toutes, leur sort, comme au match aller (succès 1-0 au Stadium). Un sort qui s’il s’avère heureux, dépendra très certainement de la formule adoptée par l’entraîneur héraultais, ce fameux 4-2-1-3 qui convient tant à ses joueurs. Mais ne nous y trompons pas, il se jouera également sur un autre terrain, celui du Paris Saint Germain, qui s’apprête à accueillir Rennes, humilié le week-end dernier su son terrain… par Montpellier !
Et là, on parle de l’ultime chance des Franciliens de pouvoir croire en un titre qu’ils n’ont, étrangement, jamais vraiment souhaité si l’on se fie à ce que l’on voit sur le terrain. En effet, que ce soit les stars en place, Pastore, Menez et Nene notamment, ou bien les valeureux lieutenants, les Jallet, Bodmer et autre Camara, aucun n’a jamais fait transparaître cette envie ultime de triompher. Et pourtant, on l’a assez répété, les dirigeants qataris du PSG avaient annoncé la couleur en arrivant, ils voulaient être champions avec cette équipe, le plus tôt possible. Malheureusement, à force de vouloir changer entièrement l’ordre établit, les anciens soutiens d’Antoine Kombouaré ont vu leur avenir au sein du club de la capitale s’assombrir. En effet, les Matuidi, Sissoko, Douchez et autre Gameiro, à qui l’on avait promis une place de choix dans l’écurie ultra compétitive que Paris allait devenir, ces éléments-là ont été déçu part une politique de la concurrence. C’est ainsi que les titulaires d’un jour, à l’image de l’ancien capitaine Mamadou Sakho, relégué au statut de suppléant, sont devenus les remplaçants du lendemain. Un changement de situation qui n’a bien évidemment pas fait le bonheur de ces derniers, qui ont pris ces choix nouveaux, comme un affront. Ainsi, la nomination de Carlo Ancelotti et ses méthodes bien connues, n’ont pas fait l’unanimité dans un groupe encore marqué par l’éviction de « coach Antoine », pourtant sacré champion d’Automne. 
Un bouleversement de stratégie qui fait ainsi dire à FastFoot que Paris ne sera pas champion, car l’unité ne règne pas dans cet effectif aux grands noms certes, mais surtout aux fortes individualités. Et on l’a remarqué cette saison encore, les équipes qui alignent les noms ne sont pas forcément les meilleurs dans leurs championnats, à l’image du Milan AC en Italie qui s’est vu confisqué le Calcio par la Juventus Turin, ou encore le Bayern Munich en Allemagne, qui a subit la dure loi du Borussia Dortmund, champion pour la seconde fois de rang. Non, Paris ne sera pas champion, en tout cas pas tout de suite, tant que le ménage ne sera pas terminé, entre ceux sur qui on ne compte plus, ceux qui ont été renvoyé sur le banc, et ceux qui se voient déjà ailleurs. Une raison de plus de penser que c’est bien l’année de Montpellier, qui n’a jamais été aussi proche de remporter un titre historique. Au grand dam de son président emblématique d’ailleurs, « Monsieur » Nicollin, qui lui n’a que très rarement fait aussi attention à son cœur, de ses propres dires. Enfin avouons que la victoire du MHSC serait belle, dans un premier temps devant Lille, puis dans une semaine face à Auxerre, non pas parce qu’elle signerait l’échec de la politique parisienne, mais bien parce qu’elle signifierait le succès du « vrai » football, celui de la province, celui d’un club familial, où les joueurs sont accessibles ailleurs que derrière des barrières. Et puis bien évidemment parce qu’il viendrait sacrer la prime au beau jeu, un jeu qui a fait éclore Olivier Giroud et Younès Belhanda notamment. Alors pourvu que ça dure !
Damien Chédeville
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Montpellier ne va rien lâcher !
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La Ligue 1 en mode « Euro 2012 »
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La Ligue 1 en mode « Euro 2012 »
Laurent Blanc et la seconde chance
Ce mercredi en fin d’après-midi, le sélectionneur de l’Equipe de France a dévoilé une première « pré-liste », concernant les joueurs tricolores évoluant à l’étranger, susceptibles de participer au prochain Euro ukraino-polonais. Sans réelle surprise d’ailleurs, étant donné que celui-ci a largement occupé l’esprit des médias ces derniers jours, Hatem Ben Arfa fait son retour parmi les postulants au voyage à l’est, et ce pour la première fois depuis le 11 août 2010, date de sa dernière cape sous le maillot Bleu. A l’époque, Laurent Blanc disputait sa première rencontre en tant que sélectionneur, et la France allait s’incliner deux buts à un en Norvège, avec un but tricolore signé… Hatem Ben Arfa ! Une anecdote qu’on ne cesse bien évidemment de rappeler dans la presse, mais qui symbolise bien l’esprit du champion du Monde 1998, qui, même en conservant une mémoire tenace des performances (défaite de l’EDF malgré le but de Ben Arfa), n’oublie pas de donner une seconde chance à certains des courtisans de la maison bleue. Ainsi, on note également que Franck Ribéry, Patrice Evra et Florent Malouda, acteurs en vue à l’été 2010 en Afrique du Sud lors du scandale de Knysna, n’ont pas goûté à la rancœur sélective de leur sélectionneur. Un souhait qui avait pourtant été explicitement développé par FastFoot dans les précédents articles au sujet de l’Equipe de France.
De fait, aujourd’hui Laurent Blanc souhaite réhabiliter les anciens lieutenants de Raymond Domenech, pour en faire les atouts « expérience » de son groupe France. Un parti pris qui n’engage que lui, et qui semble, selon FastFoot, très risqué quand on connaît l’influence plus ou moins néfaste que peuvent avoir ces joueurs, auprès des jeunes nouveaux au sein de cette équipe tricolore. Néanmoins, si comme le veut le sélectionneur, la troupe qui est appelée à défendre nos couleurs à l’Euro doit être un mélange d’éléments prégnants d’expériences passées (plutôt malheureuses !), ainsi que de talents neufs susceptibles de sublimer le maillot national, les choix annoncés sont assez cohérents. Maintenant, c’est avec les joueurs de Ligue 1, que l’ex entraineur bordelais va devoir trancher en vue de l’annonce de la seconde pré-liste « bleu-blanc-rouge », prévue mardi prochain à 18h. Et gageons que ce ne sera pas chose facile, quand on sait que ces derniers mois, les écuries françaises ont été les principaux fournisseurs de l’Equipe de France. Car honnêtement, à l’étranger, hormis Djibril Cissé, Louis Saha, Lassana Diarra ou Jérémy Mathieu qui postulaient à une place dans la fameuse liste des 23, peu de représentants tricolores ont fait les frais de la pré-liste présentée mercredi. Les déçus devraient être en effet plus nombreux côté Hexagone.
Comble de l’ironie, le dernier match censé pouvoir faire chavirer les ultimes choix de Laurent Blanc, soit la 37° journée de L1, va être le théâtre d’un affrontement âpre pour le titre, entre Montpellier et Lille notamment, dimanche soir à la Mosson. Et si quelques éléments n’ont pas tellement de soucis à se faire, quant à leur présence dans la liste élargie du Cévenol (Giroud et Debuchy entre autre), il est fort à parier que d’autres pourraient bien gagner ou même perdre des points. Ainsi, des surprises de dernière minute comme Rio Mavuba, Franck Beria ou encore Mapou Yanga Mbiwa ne sont pas à exclure, si leur niveau de jeu les honore ce jour-là. Tous ont réalisé une très belle saison avec leurs clubs respectifs, et ce ne serait pas fantasmer, que de les imaginer être récompensés à leur juste valeure. Tout comme il n’est pas interdit pour Laurent Blanc de sanctionner des éléments moins convaincants ces derniers mois, que lors de la campagne de qualification des Bleus pour cet Euro. On pense bien sur à Alou Diarra et Mathieu Valbuena, très sélectifs avec Marseille dans leurs performances depuis le mois de janvier, ou encore à Mamadou Sakho, déstabilisé par l’arrivée de Carlo Ancelotti à la tête du PSG cet hiver, et de fait discutable à son poste en club. Enfin, malgré une hiérarchie des gardiens bien établie depuis l’ère Domenech, pourquoi ne pas imaginer que Mickaël Landreau ou Stéphane Ruffier puissent abattre une dernière carte ?
Autant d’interrogations qui murissent dans les esprits, et qui pourraient être alimentées ce week-end, par les joueurs concernés dans cette avant dernière journée du championnat. Reste à savoir si Laurent Blanc va préférer la continuité à la fraicheur, l’expérience au talent pur, et la fidélité à l’audace. En tout cas, au regard de la liste annoncée mercredi, cela semble en prendre le chemin si l’on considère que le rappel d’Hatem Ben Arfa est la seule innovation apportée par le patron des Bleus, dans la constitution d’un groupe qui devrait tout de même ressembler aux précédents. Alors il est évident que le « président » ne peut pas se permettre à un mois du début de l’Euro de bouleverser les choix établis depuis sa nomination à l’été 2010, mais quand même, nous attendons un peu de culot et de jeunesse dans cette liste élargie. En sachant parfaitement que d’ici le 29 mai, date limite d’annonce du groupe définitif emmené en Ukraine, les lignes pourront bouger, au rythme des rencontres qu’il reste au programme, et donc à d’éventuelles blessures. On pense là, à l’ultime journée de L1 prévue le dimanche 20, mais également à la finale de la Ligue des Champions du mercredi 16… le lendemain de la seconde annonce. Inutile donc de faire des plans sur la comète, avant que l’ultime match n’est donné son verdict, même s’il est avéré que tout le monde peut prétendre à « une seconde chance » !
Damien Chédeville
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Euro : le temps des choix pour Laurent Blanc
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Montpellier ne va rien lâcher !
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Montpellier ne va rien lâcher !
Une semaine décisive
Mardi dernier, au soir du match nul concédé par Montpellier à domicile face à Evian Thonon Gaillard (2-2), l’ensemble de la presse donnait déjà la formation héraultaise perdante en vue du titre de champion, disputé au PSG et à Lille. En effet, seul FastFoot tentait de relativiser ce faux-pas, en développant seulement l’hypothèse selon laquelle les Sudistes allaient devoir batailler jusqu’au bout pour remporter ce trophée qu’ils méritent tant depuis le début de saison. Si bien qu’il n’était à aucun moment question d’un effondrement du MHSC, post-exclusion de Younès Belhanda, dans les paragraphes publiés dernièrement. A croire qu’encore une fois, la patience, le recul sur les évènements et les leçons du lendemain ont de nouveau eu raison de cette propension excessive et systématique à l’emballement de nos médias spécialisés. Ainsi, la victoire d’hier soir à Rennes (2-0) en conclusion de la 36° journée de Ligue 1, de Montpelliérains certes heureux sur le second but, mais provocant toujours leur fabuleux destin, a fait taire quelque peu les critiques. Au moins le temps d’une semaine qui sera marquée dimanche prochain par le choc tant attendu de l’avant-dernière journée du championnat, entre les partenaires d’Olivier Giroud justement, et l’outsider de luxe, le LOSC de Rudi Garcia. D’ici là, les protégés de Louis Nicollin auront peut-être le privilège de pouvoir se préparer dans le calme, de circonstance en cette dernière ligne droite.
Car aujourd’hui, s’il est certain que Montpellier n’a toujours pas gagné mathématiquement « son » graal, le chemin semble bel et bien tracé pour une formation qui a toujours fait avec les forces en présence. Traduction, même quand le meneur de génie Belhanda n’était pas présent, durant la Coupe d’Afrique des Nations notamment, mais plus récemment en Bretagne, le sorcier René Girard a toujours trouvé la parade, pour conserver un certain niveau de jeu, susceptible de faire triompher sa formation, même face aux représentants du Top 5. Rennes faisant partie de ce quinté de tête, on se dit que le destin héraultais ne peut qu’être la concrétisation d’une domination quasi sans faille depuis le coup d’envoi de l’exercice. En effet, seuls les joueurs sudistes ont réellement montrés ces derniers mois qu’ils souhaitaient aller au bout, même si leurs déclarations dans la presse refusaient tout triomphalisme. Ainsi, que ce soit du côté parisien où la nomination de Carlo Ancelotti à la place d’Antoine Kombouaré a bouleversé la donne concernant le titre, ou bien à Lille, où la culture de la gagne dépend trop souvent du talent d’Eden Hazard, les valeurs de combat ne sont pas aussi évidentes.
A tel point que FastFoot se demande ce qu’il pourrait arriver à Montpellier, pour que la bande à Giroud échappe au sacre d’une politique de formation et de recrutement aussi heureuse. Car même en cas de défaite devant Lille au Stade de la Mosson ce dimanche, le premier titre de L1 de l’histoire du club héraultais serait toujours accessible. Mais ce scénario est sans compter sur l’abnégation de le jeunesse dorée sudiste, symbolisée par un Mapou Yanga Mbiwa capitaine et chef de file d’un collectif aussi solide que talentueux. A force, on pourrait croire que les superlatifs sont excessifs à l’égard de cette formation, mais tout de même, devenir champion aujourd’hui avec un budget d’environ 35 millions d’euros, quand Paris tâtonne avec une enveloppe cinq fois plus importante (150 millions), cela force le respect. Et ce, même si l’on ne peut que considérer qu’il sera difficile pour le MHSC, de briller l’an prochain dans une Ligue des Champions toujours aussi exigeante. Malgré tout, le plus gros reste à faire en cette fin de saison, et il serait prétentieux de vouloir priver René Girard et ses hommes de cette bulle de concentration, nécessaire pour concrétiser les plus grandes victoires. En attendant, deux autres candidats sont toujours là pour tenter d’enrayer le parcours montpelliérain, et il serait tout autant présomptueux d’occulter le pouvoir de dissuasion de ces concurrents on ne peut plus crédibles.
Au final, c’est peut-être le goût pour le beau jeu qui l’emportera, avec un schéma inédit en 4-2-1-3, aligné par l’ancien sélectionneur de l’Equipe de France Espoirs, et qui réussit si bien à Montpellier depuis la douce éclosion de ce groupe pétri de qualités. Et si d’aventure le président de la Ligue de Football Professionnel, Mr Frédéric Thiriez devait remettre « l’Hexagoal » au lieutenant Mapou Yanga Mbiwa au terme de la 38° journée, ce serait surement grâce à l’immobilisme chronique du PSG cette saison, lorsqu’il s’agit de conclure les occasions de prendre le pouvoir. L’avenir nous dira ainsi, si le management à l’italienne de maître Ancelotti convient ou non à l’école française, qui n’a certainement pas la même éducation que son homologue transalpine. Un football riche, toujours plus décomplexé et vivant, voici ce qui a fait le succès du MHSC lors de cet exercice, et ce qui a manqué à un club francilien divisé par les ambitions de certains, les incertitudes des autres, et l’indécision de l’état major. En tout cas une chose est sure, Montpellier ne lâchera rien d’ici l’ultime seconde du championnat, à l’image de ce qui a pu être démontré face à Rennes hier, et au regard de la passivité défensive de Paris devant Valenciennes (victoire 4-3). Attention enfin à ne pas enterrer Lille trop tôt, et son prodige Eden Hazard, déjà auteur de 17 buts et 14 passes décisives dans cet exercice. L’adversaire numéro un de Giroud (21 buts, 8 passes), pour le titre meilleur joueur de la saison… avec l’Euro en ligne de mire pour ce dernier !
Damien Chédeville
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Girard et Montpellier tiennent leur titre
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La guerre « des Trois » aura bien lieu
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La guerre « des Trois » aura bien lieu
Lille se pose en challenger
Les journées passent et ne se ressemblent pas dans notre bon vieux championnat de France de Ligue 1. C’est plutôt bateau à dire, mais cela reflète bien la nature des évènements. En effet, alors que l’on voyait, FastFoot en tête, Montpellier s’envoler tout droit vers un premier titre hexagonal après sa victoire à Toulouse combinée au revers du PSG devant Lille (34° journée), la donne a considérablement évolué en seulement trois jours. De cinq points d’avance sur un Paris Saint Germain morose, le MHSC est passé à trois courtes unités de marge sur ce même concurrent, la faute à un match nul mouvementé, concédé face à Evian, mardi dernier (2-2). Le tout, après avoir ouvert le score par Belhanda, avant de se voir confisquer l’avantage par les haut-savoyards à 2-1, pour enfin revenir à la marque sur une position de hors-jeu de Camara sur le but de Giroud, lequel passeur allait rater le penalty du succès. Ouf, quelle partie ! Au final, la bagarre générale de fin de match ayant précédé l’ultime loupé, aura couté deux joueurs à Montpellier, dont son brillant meneur, Younès Belhanda, exclu pour des coups échangés avec l’ancien monégasque Cédric Mongongu. Bref, René Girard devra surement se passer de son meilleur élément, avec Olivier Giroud évidemment, jusqu’au terme de la saison, à savoir le 20 mai prochain. 
D’ici là, trois matchs suffiront peut-être aux hommes de Nicollin pour limiter la casse et savourer ce titre tant attendu, ou au contraire, ils serviront au PSG et à Lille à revenir au contact voire mieux. Et cela commence bien évidemment par la 36° journée du championnat au programme ce week-end, avec un déplacement délicat à Rennes lundi soir pour les Héraultais. Avant cela, Lille recevra Caen, toujours en lutte pour le maintien, et le PSG aura effectué son court déplacement à Valenciennes, quasiment sauvé. Autant de raisons de penser que tout peut-être relancé après cette journée, en imaginant par exemple que les deux challengers de Montpellier s’imposent, pendant que les partenaires du jeune capitaine Mapou Yanga-Mbiwa concèderont le match nul en Bretagne. Car même si l’on reste dans de le domaine de l’hypothèse, cela nous donnerait trois formations en trois points, à deux rendez-vous du coup de sifflet final de l’exercice. Un incroyable scénario, aussi probable que crédible, qui nous offrirait un magnifique schéma de fin de saison, avec une lutte à trois pour un seul titre, du jamais vu quasiment en L1 ! En effet, on est plus habitués à voir des combats à deux, Bordeaux-Marseille (98/99 ; 08/09), Lyon-Lens (01/02) ou encore Lyon-Monaco (02/03) pour les plus connus ces dernières saisons.
Mais là, avec trois prétendants à la gagne, on peut vraiment tout imaginer d’ici deux semaines, même les scénarios les plus improbables. Car ne l’oublions pas, la 37° et avant dernière bataille du championnat de Ligue 1 sera le théâtre d’un importantissime Montpellier-Lille ! Une rencontre qui pourrait en effet tout faire basculer, que ce soit pour les Sudistes, susceptibles de perdre le titre qui leur tendait les bras, pour le LOSC qui se poserait en favoris pour sa propre succession en cas de victoire, ou bien pour le PSG qui profiterait de la situation pour reprendre le fauteuil de leader. Finalement, quel que soit le verdict de cette fin d’exercice, la France peut se targuer de l’intérêt que porte encore son championnat national, contrairement aux joutes espagnole et allemande notamment, déjà pliées avant la fin. D’autant que comme FastFoot l’a développé précédemment, certains joueurs se battent toujours pour gagner leur place en Equipe de France en vue de l’Euro ukraino-polonais, qui débute dans un mois presque jour pour jour. Un argument de poids, dans un sprint final où les trois formations en lice pour le trophée, possèdent des éléments susceptibles de partir à l’est avec les Bleus et Laurent Blanc. Autant dire qu’avec un Giroud séduisant cette saison, un Hazard monumental en partance pour l’Angleterre, et un duo Nene-Pastore sur le retour, la guerre des Trois aura bien lieu, et ce, jusqu’au bout.
Montpellier et son collectif, Lille et son phénomène Hazard, le PSG et sa notoriété sont en effet autant de croire que chaque écurie a sa carte à jouer dès ce week-end. Reste que la pression va forcément fausser quelque peu les performances de ces joueurs assoiffés de titres, notamment du côté de l’Hérault où le groupe de René Girard semble être assez jeune. Trop ? Personne ne le sait vraiment, car Barcelone en 2008 a entamé une ère extraordinaire de succès avec Pep Guardiola, le plus jeune entraineur en exercice, à la tête d’une équipe emmenée par Lionel Messi, âgé de seulement 21 ans à l’époque. Conclusion, toute proportion gardée dans la comparaison, une équipe peut très bien toucher les sommets avec des cadres aussi jeunes et inexpérimentés que talentueux. Mais il ne faut pas écarter trop vite le LOSC de Rudi Garcia, auteur du doublé Coupe de France-Ligue 1 l’an dernier, et poussé par un meneur flamboyant dans tous les secteurs du jeu. Sans oublier la solidité défensif des Nordistes, de même que leur capacité à gérer le ballon au milieu de terrain avec ce fameux « trio » à la catalane. Enfin, Paris et Carlo Ancelotti n’ont pas abdiqué et en plus ont des atouts majeurs en attaque notamment, avec un Gameiro susceptible de disputer l’Euro, et un duo Nene-Pastore irrésistible par moments. D’un mot, la constance et l’envie suffiront pour valider l’identité du champion qui pourrait très bien être connue qu’au terme de la 38° journée. D’ici là, messieurs, faites vos jeux, la guerre est déclarée !
Damien Chédeville
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Girard et Montpellier tiennent leur titre
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Euro : le temps des choix pour Laurent Blanc
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