Montpellier champion, le paradis et après ?
Le plus rude reste à venir
C’est évidemment avec une immense ferveur que la France du football a accueillie dimanche soir, peu avant 23h30, le premier titre de champion de France du Montpellier Hérault Sporting club. Une ferveur que l’on peut expliquer en partie par l’anti-parisianisme que l’on retrouve assez fréquemment en province, mais également par le scénario ubuesque qui est venu conclure cette dernière journée de Ligue 1, obligeant au passage l’équipe de René Girard à patienter pour savourer son sacre. En effet, alors qu’à Lorient le PSG s’imposait difficilement deux buts à un, et que Dijon et Caen s’apprêtaient pour leur part à suivre Auxerre en seconde division, le MHSC lui était prié d’attendre que les supporters bourguignons, très en colère, soient évacués pour que le match face aux hommes de Jean-Guy Walemme se poursuive normalement, après deux longues interruptions. Mais signe que les Sudistes étaient en marche vers le succès ultime, et alors que les deux équipes étaient encore à égalité un but partout, John Utaka venait définitivement offrir l’Hexagoal à ses partenaires, suite à un corner tiré par le vétéran Dernis (2-1). Il n’en fallait pas plus pour que l’état major du club ainsi que le staff se massent au bord du terrain, avant d’exploser au coup de sifflet final. Montpellier, un magnifique et légitime champion qui aura fait durer le suspense jusqu’au bout donc, même dans les couloirs du Stade du Moustoir, où les joueurs de Carlo Ancelotti s’étaient regroupés pour suivre le dénouement d’Auxerre-Montpellier.
Lundi, le temps était naturellement à la fête dans l’Hérault, notamment Place de la Comédie pour le défilé des « héros », pour célébrer ce titre tant attendu, et tant espéré tout au long de cette saison si riche en enseignements. Même la pluie n’aura pas eu raison d’un peuple venu saluer les Giroud, Belhanda, Cabella, Yanga Mbiwa et autre Jourdren, grands artisans de ce trophée historique, au même titre que leur gourou, le coach René Girard. Seulement désormais, tout en respectant la période de célébration adéquate dans de telles circonstances, il va falloir se relever d’un aboutissement comme celui-ci. Et c’est visiblement là où le plus dure commence. Car après le sacre national, Loulou Nicollin et son fils Laurent, entourés par le fidèle Michel Mézy vont devoir préparer cette équipe à jouer l’Europe, et pas n’importe laquelle. La Ligue des Champions, une compétition que n’a jamais disputé Montpellier, et qui est si exigeante en terme d’effectif. Alors même si encore une fois l’heure est à la fête, les deux stars du club, Olivier Giroud et Younès Belhanda vont forcément clarifier dans les jours qui viennent, leur situation contractuelle avec le MHSC. Une autre paire de manches pour les dirigeants héraultais, qui ne s’attendaient certainement pas à voir leurs « minots » porter le club au sommet de la Ligue 1. Maintenant, l’avenir à court terme du club dépend fort logiquement de ces joueurs qui ont construit le succès de la Paillade.
Mais en attendant de pouvoir confirmer les belles performances montrées sur le terrain depuis le mois d’août dernier, gageons que le club héraultais pourra se reposer sur un centre de formation qui a son importance dans les victoires récentes de l’institution sudiste. Un centre qui va par ailleurs profiter de ce titre de champion de France, en retrouvant le podium des meilleurs viviers de formation dans l’Hexagone. Un juste retour des choses, alors que les Cabella, Stambouli et Ait Fana notamment, ont également été des éléments importants dans la dernière ligne droite en championnat. Pendant ce temps-là, le PSG doit se relever tout doucement de ses illusions perdues lorsque les nouveaux dirigeants qataris ont décidé d’évincer le champion d’automne, Antoine Kombouaré. Une décision qui a donc été lourde de conséquences et de changements, des changements qui ont surement joué contre la « méthode Ancelotti », trop opaque et peu lisible par les joueurs eux-mêmes. Malgré tout, on ne voit pas comment Montpellier va pouvoir rivaliser de la sorte la saison prochaine, face à une écurie qui va se doter, pour le deuxième gros mercato d’affilée, d’une armada de joueurs de classe internationale. Mais peu importe finalement, étant donné que René Girard et ses hommes viennent d’être sacrés. Et puis on le sait bien, Louis Nicollin n’est pas assez fou pour croire que son club va se hisser durablement dans le top 3 français, même avec l’un des meilleurs centres de formation du pays. C’est certainement la rançon du succès, de connaître une gloire éphémère, comme ont pu le vivre précédemment Lille, Marseille et bien sur Bordeaux.
Espérons que les artisans de cette réussite héraultaise ne bruleront pas les étapes de croissance d’un club nouvellement compétitif, sous peine de voir tous les efforts consentis depuis maintenant trois ans et la remontée en première division avec Rolland Courbis, être réduits à néant. C’est le risque, il n’est bien évidemment pas à exclure, et c’est pour cela que FastFoot ne cède pas au triomphalisme béant de certains, en rappelant d’où vient Montpellier, et quelles sont les aspirations accessibles de la Paillade. Car raisonnablement, cette équipe ne peut pas viser aussi haut tous les ans, en restant à échelle familiale comme c’est le cas depuis près de quatre décennies maintenant. Une histoire de famille, celle des Nicollin, qui, tant qu’ils seront à la tête de de cette maison, tenteront dans la mesure du possible de résister aux sirènes dangereuses de la planète football moderne. L’identité, c’est aussi ce qui a fait le succès et la popularité de Montpellier tout au long de la saison, jusqu’à venir sacrer une équipe peu ronflante sur le papier, mais terriblement efficace sur le terrain. Première au classement des matchs à domicile, troisième à l’extérieur, troisième attaque la plus prolifique, meilleure défense… et puis meilleur buteur du championnat en la personne d’Olivier Giroud. Que demander de plus ? La concrétisation d’une année pleine est enfin là, et désormais Montpellier a les cartes en main pour se maintenir à un niveau conforme à la qualité de son effectif. Reste à conserver les éléments les tauliers, qui rêvent en silence de partir dans les plus grands clubs européens. Mais que la joie est simple, quand la gloire arrive dans un tel environnement. Bravo messieurs, et continuez à l’avenir, à vous battre pour ces valeurs, les vrais valeurs du foot !
Damien Chédeville
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Montpellier ne va rien lâcher !
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L’Europe sourit aux audacieux(ses)
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L’Europe sourit aux audacieux(ses)
Drogba et l’OL Féminin au paradis
Cette semaine, les finales féminine et masculine de la Ligue des Champions étaient au programme sur un vieux continent qui attend avec impatience le coup d’envoi de l’Euro ukraino-polonais. Et comme une surprise n’arrive jamais seule, la victoire de Chelsea samedi soir à Munich en finale de la LDC face à l’hôte de la soirée, le Bayern de Franck Ribéry (1-1, 4 tab à 3), est venue s’ajouter à l’incroyable doublé réalisé par les femmes de Patrice Lair, le coach de l’Olympique Lyonnais Féminin, dans cette même compétition. Une consécration pour l’ancien entraineur des féminines de Montpellier, qui vient de remporter son quatrième titre avec l’OL en seulement deux années de présence sur le banc rhodanien. Après un succès en Coupe d’Europe et en championnat l’an dernier, le « caractériel » comme on pourrait le décrire vient ainsi de s’adjuger avec ses « femmes », un second titre de championnes d’Europe d’affilée, ainsi que la Coupe de France féminine… tout cela en attendant de savoir si les coéquipières de Sonia Bompastor vont pouvoir ravir la première place du classement en championnat occupée par Juvisy. Bref, que de gloire pour une équipe qui symbolise la montée fracassante de la discipline au féminin, dans notre pays si conservateur et machiste. Car en Allemagne, pour assister à la finale des Lyonnaises contre Francfort (succès 2-0), il y’avait tout de même plus de 40 000 spectateurs ! 
Un réel engouement qui n’a surement pas échappé à Didier Drogba , qui lui ne s’est pas privé d’offrir le titre suprême à Chelsea et à son heureux propriétaire, le milliardaire russe Roman Abramovicth. Au terme d’une finale très engagée et pour le moins équilibrée, l’attaquant vedette du club londonien a en effet libéré les siens une première fois à la 88° minute de jeu, alors même que les Blues venaient d’encaisser l’ouverture du score (82° minute, 1-0 but de Müller). Ensuite, Arjen Robben manquait l’occasion du match, en loupant un penalty généreusement accordé pour une faute de… Didier Drogba sur Franck Ribéry. Mais il faut croire que pour une fois l’Ivoirien avait une bonne étoile, car après sept finales perdues toutes compétitions confondues (il a quand même gagné 8 trophées en coupes avec Chelsea), dont deux dans les coupes d’Europe et deux en Coupe d’Afrique des Nations, l’ancien marseillais a enfin touché le graal de ses propres mains. Même si c’est bien du pied droit qu’il a envoyé ses partenaires au sacre, grâce à son ultime tir au but, dans une séance aussi crispante que la rencontre dans son intégralité. Au final, le grand Didier aura réussit à porter Chelsea jusqu’à un doublé inédit (Coupe d’Angleterre/Ligue des Champions), dans une saison qui paradoxalement aura été plutôt catastrophique dans le contenu, avec une sixième place de Premier League à la clé.
A croire que la gloire sourit bien aux audacieux(ses), à l’image de ce que peut faire l’Olympique Lyonnais Féminin depuis 2006, et l’avènement ultra-rapide de cette section de l’OL dirigée par le président Paul Piemontese, inconnu du grand public et éclipsé par le très médiatique Jean-Michel Aulas. Mais encore une fois, que le football est beau, lorsqu’il réserve autant de surprises, de scénarios improbables, de succès historiques qui nous rappellent à de grands souvenirs passés. C’est d’ailleurs peut-être la seule chose qu’il faut retenir, tant l’évolution de la discipline vers une financiarisation indécente pollue les destins dorés de ces clubs de second plan. Même si, et FastFoot ne manque pas de le noter, le Chelsea de Roman Abramovitch ne récolte maintenant les fruits de l’investissement monstre, plus d’un milliard d’euros, consenti par son emblématique propriétaire depuis son arrivée à la tête du club en 2003. Le fait est que le succès de cette écurie samedi soir au sommet de l’Europe, est forcément lié à l’argent, mais tout de même, on ne peut s’empêcher de penser qu’une telle victoire, aussi improbable soit-elle, repose avant tout sur une histoire d’homme. Et en l’occurrence, c’est en grande partie l’histoire de Didier Drogba, qui à 34 ans, et alors que ses dirigeants ne lui ont toujours pas proposé de prolonger l’aventure, demeure au sommet de son football. 
En témoigne son émotion et son professionnalisme à l’égard des grands battus du soir, au coup de sifflet final, matérialisé pour une fois par un tremblement de filet et non par l’arbitre central. On voyait tous triompher à domicile un Bayern ultra favori et composé de grands joueurs, et c’est finalement le « challenger », plus riche mais moins performant qui s’est octroyé le droit de soulever le trophée aux grandes oreilles. Comme quoi parfois, il n’est plus si compliqué de reconnaître que l’on a eu tort, et que la vérité du terrain est la seule qui existe. Plus étonnant encore est la statistique qui veut que la victoire de Chelsea demeure la seule et l’unique d’un représentant londonien depuis la création de la Coupe des clubs champions en 1956. Seuls Manchester United, Liverpool, Nottingham et Aston Villa avaient précédemment eu le privilège, pour l’Angleterre, de siéger sur le trône européen. Une raison de plus de penser que cette la finale de cette édition, même si elle n’était pas celle espérée au stade des demi-finales, restera dans l’histoire, comme celle du succès des Blues, et de Didier Drogba bien évidemment. Reste à savoir quel sera l’avenir d’un tel héros, relégué au rôle de remplaçant en début d’année 2012, et finalement artisan principal de ce succès si précieux en cette fin de saison. Car comment Abramovicth peut laisser partir un joueur de ce calibre, aussi décisif dans les match importants, et alors qu’il est à l’apogée de sa carrière ? La réponse viendra plus tard, mais d’ici là, Montpellier sera sacré champion de France !
Damien Chédeville
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A Munich, le Bayern rêve de gloire
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A Munich, le Bayern rêve de gloire
Une finale de challengers
Alors que Laurent Blanc vient de dévoiler l’intégralité de sa pré-liste de 26 joueurs pressentis pour disputer l’Euro en Ukraine sous le maillot bleu, outre-Rhin, l’Europe s’apprête à assister à une finale de Ligue des Champions 100% inédite. En effet, peu d’observateurs avisés de la discipline auraient pronostiqué avant les demi-finales un ultime combat pour le graal, entre le dauphin du Borussia Dortmund en Bundesliga, et le décevant 6° de Premier League, seulement qualifié pour la Ligue Europa l’an prochain. Ainsi, tout le monde, FastFoot en tête, s’attendait à voir un alléchant Real-Madrid/Barcelone venir conclure un exercice européen marqué par l’incroyable réussite de Lionel Messi, meilleur buteur de la compétition avec 14 réalisations, nouveau record. Mais c’était sans compter sur l’essoufflement naturel de la machine à gagner catalane d’une part, le complexe de supériorité de José Mourinho d’autre part, et surtout la volonté féroce des deux « outsiders » de marquer une page de l’histoire de cette Coupe « aux grandes oreilles ». A tel point qu’on se revoit contempler le scénario de l’édition 2003/2004, lorsque l’AS Monaco de Didier Deschamps d’un côté, et le FC Porto de… José Mourinho de l’autre, venaient contrer tous les pronostics. A cette époque, les hommes de la Principauté, emmenés par un flamboyant Ludovic Giuly s’étaient offerts successivement le scalp du Real Madrid, puis de Chelsea, pendant que Porto faisait tomber Manchester United et l’Olympique Lyonnais notamment.
Bref le football n’est jamais aussi passionnant que quand il fait éclore de belles histoires comme celles-ci, même si le Bayern Munich avec ses 4 victoires en C1 (1974, 1975, 1976, 2001) et Chelsea habitué des derniers carrés continentaux ne sont pas des novices en la matière. Mais tout de même, sortir les deux meilleures équipes au Monde, en tout cas les plus compétitives, c’est une sacrée performance, à quelque niveau que ce soit. Et ce, bien que l’on puisse regretter le refus de jouer de la part des Londoniens devant le FC Barcelone d’Eric Abidal, et la relative condescendance dont ont fait preuve les Madrilènes face à une formation munichoise hyper réaliste offensivement. Et c’est précisément au regard de ces caractéristiques qu’on se dit que la finale est évidemment très ouverte, dans le sens où le Bayern n’est pas réputé pour sa rigueur défensive, alors qu’en face Chelsea est diminué par les suspensions (Terry, Ramires, Ivanovic et Meireles). Malgré tout, étant donné que les partenaires de Franck Ribéry vont évoluer à domicile, dans leur jardin de l’Allianz Arena, on serait tout de même tenté de dire que les Allemands partent avec une longueur d’avance. Mais après tout, on a assisté à tellement d’évènements imprévisibles lors de cette édition, que le doute se doit de subsister dans tous les esprits. Rappelez-vous des éliminations surprises au stade des poules de Manchester United et du rival Citizen !
Au tour suivant, remémorons-nous la débâcle de l’Olympique Lyonnais face à l’Apoël Nicosie. A chaque fois la lecture des oppositions semblait limpide, et à chaque fois l’issue des rencontres fut tonitruante. Gageons que pour la finale, il n’y aura donc pas de dérogation, que ce soit l’identité du vainqueur, ou bien le scénario du « combat ». Si bien qu’il convient de peser, une fois de plus, les analyses que l’on est capable de livrer en pâture dans la presse, à la veille de cet événement toujours très attendu. En effet, même si c’est une finale de challengers, cela reste une finale de Coupe d’Europe, comme on a pu en connaître par le passé. Et au final, jamais personne n’a dénigré le vainqueur, tant les joutes continentales passionnent les foules, de même que les compétitions internationales au programme tel que ce fameux Euro 2012, qui vient en conclusion de cette saison si mouvementée. Reste à savoir si la faible expérience de Roberto Di Matteo sur le banc des Blues, suffira pour faire déjouer les atouts ultra offensifs de ce Bayern Munich version rajeunie. Car rajeunie oui, surtout derrière avec le débutant Alaba dans le couloir gauche et la très hésitante charnière Badstuber-Boateng dans l’axe, mais également talentueuse, avec les trublions Kroos et Müller, et le régulateur Luiz Gustavo. Entourés par le trio de patrons Ribéry-Robben-Gomez, il est évident que le Bayern présente un beau visage dans son 4-2-1-3 si particulier, si l’on ajoute en plus le gardien de la forteresse, le sublime mais parfois fébrile Manuel Neuer.
En face, il est vrai que les poumons Meireles et Ramires feront surement défaut au milieu de terrain, mais on ne peut pas imaginer que Didier Drogba, dans ce qui s’annonce comme sa dernière chance de remporter la Coupe d’Europe qu’il désire tant, ne joue pas le rôle de guide à ses coéquipiers. Celui qui est aujourd’hui plus connu pour ses échecs dans les finales, plutôt que pour ses succès, ne laissera surement pas le destin décider à sa place en effet. Seulement Chelsea a-t-il vraiment les moyens de gagner à Munich à la régulière… c’est une question qui subsiste ! Dans cette optique, la séance de tirs aux buts si cruelle, ne serait-elle pas la meilleure chance pour les Anglais de ramener une première C1 à la maison ? Cela semble assez évident, car si le bloc des Blues venait à se découvrir, alors le festival serait sans doute allemand, en prévision d’un Euro pour lequel les hommes de Joachim Löw sont justement favoris. Et pourquoi ce ne serait pas l’année de notre voisin germanique, après l’hégémonie peu contestée de l’Espagne ? C’est assez probable, en tout cas, à quelques heures d’une finale aussi indécise qu’intéressante, l’Europe va surement assister au glorieux destin des joueuses de l’Olympique Lyonnais, en préambule de la grand-messe annuelle. Patrice Lair et ses filles ont en effet rendez-vous avec l’histoire et avec un improbable doublé européen, pour lequel il faudra se défaire de… Francfort, encore une formation allemande ! A croire que le football dans le vieux continent va tourner une page de l’histoire, pour en ouvrir une autre.
Damien Chédeville
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Une page se tourne pour le Barça
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Laurent Blanc face à ses contradictions
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Laurent Blanc face à ses contradictions
Des choix plus que discutables
Six jours seulement après avoir communiqué une liste de 12 joueurs français évoluant à l’étranger, susceptibles de faire partie de son groupe définitif pour disputer l’Euro en Ukraine, Laurent Blanc a rendu public sa seconde « pré-sélection ». Cette dernière, qui concerne les représentants du championnat de France, a ainsi été dévoilée mardi en fin d’après-midi, au sortir d’une 37° et avant dernière journée de Ligue 1 très forte en rebondissements. En effet, alors que le PSG pensait reprendre du terrain à Montpellier en corrigeant Rennes (3-0) au Parc, les Héraultais ont prouvé face à Lille, 3°, qu’ils avaient beaucoup de ressources. Au terme d’une rencontre peu ouverte et sans réelles occasions de buts, le magicien Olivier Giroud a en effet libéré ses partenaires en délivrant une passe décisive lumineuse à Karim Aït Fana (1-0, 94° minute), fraichement rentré en jeu, après un magnifique raide du « géant », dans la partie de terrain nordiste. Résultat, le MHSC s’est quasiment offert le titre avant l’ultime journée, en sachant qu’un match nul contre Auxerre, déjà relégué, suffirait pour devancer un Paris Saint Germain encore trop juste, et toujours relégué à trois points. Un scénario qui même s’il a contribué à mettre en avant les joueurs de René Girard, n’a pas fait basculer pour autant les choix très arrêtés de Laurent Blanc. Des choix qui pour certains d’ailleurs, mettent le sélectionneur tricolore face à ses contradictions. 
Avec en premier lieu, le rappel de Yoann Gourcuff, joueur vedette du champion du Monde 1998 depuis ses débuts d’entraîneur à Bordeaux, mais qui n’a disputé que treize matchs cette saison en championnat avec l’OL. Une faible activité doublée d’une très maigre efficacité (2 buts, 2 passes décisives) au regard des capacités d’un tel joueur, qui nous font penser qu’une telle décision relève davantage de l’affectif que du jugement arbitraire. Et pourtant, n’est-ce pas Laurent Blanc qui a si souvent prôné la prime à la fraicheur et à la régularité ? Il semble que sur ce coup, le coach des Bleus ait manqué cruellement de détachement, une qualité qui lui avait pourtant jusque-là permis d’avancer avec un groupe limité mais tout de même talentueux. Car rappelons-le, en deux petites années passées à la tête de l’Equipe de France, le Cévennol a réussit à redorer quelque peu l’image de cette institution, tout en permettant aux Bleus de disputer ce fameux Euro 2012. Résultat, plutôt que de récompenser les éléments qui ont brillé tout au long de la saison dans leurs clubs, Laurent Blanc a préféré jouer la « continuité » avec des joueurs qu’il considère comme cadres, mais qui sont loin d’être au niveau en ce mois de mai. Seul le jeune Mapou Yanga-Mbiwa, capitaine et patron de la défense montpelliéraine a profité de « l’œil » du sélectionneur, et fait partie de cette liste provisoire de 26, qui sera ramenée à 23 noms d’ici le 29 mai.
FastFoot s’en félicite au passage, pour avoir milité en faveur de sa sélection. Malheureusement, cette chance n’a pas été au rendez-vous pour Rio Mavuba, le taulier lillois, qui fait les frais de décisions encore une fois discutables de la part du « président ». Le lieutenant de Rudi Garcia dans le Nord a ainsi payé le crédit que peut avoir Alou Diarra auprès de Laurent Blanc, bien que le Marseillais ait réalisé un parcours exécrable en Ligue 1 avec l’Olympique de Marseille. Et même si ce dernier peut toujours faire partie des trois éléments que le sélectionneur tricolore va devoir écarter dans un peu moins de deux semaines, le principe de la méritocratie aurait voulu que Mavuba, voire même Florent Balmont, soient appelés. Dans cette optique, il est moins surprenant de voir apparaître dans la liste le nom de Yann M’Vila, décevant avec Rennes en 2012, dans la mesure où celui-ci représente l’avenir de l’Equipe de France. Mais il est tout de même surprenant de voir que même le Parisien Blaise Matuidi, relégué sur le banc des remplaçants ces dernières semaines par Carlo Ancelotti, passe également devant le capitaine du LOSC dans l’esprit de Laurent Blanc. Au final, le pauvre Mavuba n’aura jamais vraiment eu sa chance chez les Bleus, surtout depuis la nomination de l’ex défenseur d’Aimé Jacquet, alors même qu’il a réalisé le doublé l’an dernier avec Lille, et qu’il fait partie cette saison du onze type 2012 de L1 désigné par l’UNFP.
Enfin, un dernier joueur peut, dans une moindre mesure, regretter de ne pas avoir retenu l’attention de « Lolo » en cette fin de saison excitante pour Toulouse, c’est Etienne Capoue. Le milieu de terrain du TFC, auteur d’une belle saison avec les « Violets » et toujours aussi régulier au milieu de terrain, aurait surement mérité un léger intérêt de la part du coach de l’Equipe de France, alors même que les hommes d’Alain Casanova vont jouer dimanche pour accrocher la Ligue Europa la saison prochaine. Au final, au delà des cas particuliers que l’on vient d’évoquer, on se demande pourquoi Laurent Blanc a choisi de garder l’ossature de l’équipe de Raymond Domenech en Afrique du Sud, alors que son objectif était de reconstruire après cet épisode si malheureux pour le football hexagonal. Certaines questions vont donc subsister, jusqu’au premier match des Bleus dans cet Euro ukraino-polonais, où la concurrence sera évidemment très rude. Parmi elles, pourquoi le Cévennol a décidé de rappeler à nouveau Franck Ribéry et Yoann Gourcuff dans un même groupe, alors que ces deux-là ne s’entendent pas ? Pourquoi le « président » n’a pas eu plus d’audace dans des choix cruciaux pour « la vie de groupe » et l’unité auxquelles il tient tant ? Pourquoi parle-t-il de fraicheur et de compétitivité alors qu’il ne récompense pas les plus tranchants du moment à leurs postes ? Bien des interrogations qui ne remettent en rien en cause les qualités d’entraîneur que possède Laurent Blanc, mais qui le posent malheureusement face à ses contradictions !
Damien Chédeville
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La Ligue 1 en mode Euro 2012
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Paris ne sera pas champion
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Paris ne sera pas champion
Le titre du mérite et du collectif
Ce dimanche soir, la France du foot va assister à une 37° et avant dernière journée de Ligue 1 pour le moins chargée en enjeux, qu’ils soient sportifs ou financiers. En effet, on en saura peut-être davantage sur l’identité du futur champion de France, alors que Montpellier, leader en place avec trois unités de marge sur le PSG, reçoit le LOSC d’Eden Hazard, pour ce qui s’annonce comme le choc au sommet de cette fin d’exercice. Après son succès dans le Nord face à des Franciliens peu inspirés lors de la 34° journée (2-1), les partenaires de Rio Mavuba se présentent ainsi dans l’Hérault pour « retourner » la situation. Eux qui possèdent toujours cinq points de retard sur le MHSC rêvent en secret de réaliser la passe de deux, douze mois après leur troisième sacre dans l’élite. Mais pour cela, la victoire est impérative dans le sud, sous peine de voir leurs efforts de fin de saison être relégués à la fierté tout de même présente, d’avoir assuré une place qualificative pour la prochaine Ligue des Champions. Un beau cadeau de fin de règne de la part d’Eden Hazard, qui au gré de ses performances toujours remarquées en cette seconde partie d’exercice, a ainsi offert quasiment seul à Rudi Garcia et ses joueurs la possibilité de revivre de grandes soirées européennes. Avec 17 buts et 15 passes décisives, le meneur de jeu belge s’est ainsi assuré une belle sortie de Ligue 1, avant de rejoindre un championnat qui va assouvir ses envies de gloire, la Premier League.
Mais avant cela, il y a tout de même cet ultime défi, ce dernier challenge que le LOSC veut relever face à Montpellier, en terre hostile. L’objectif ? Faire tomber celui qui mérite depuis le coup d’envoi de la saison, de remporter le premier titre de son histoire en Première Division. Gageons que ce ne sera pas chose facile, devant une formation sudiste remontée à bloc par son coach René Girard, et aussi soudée que jamais, à l’heure où il va falloir conclure un parcours déjà inespéré. Seulement là il ne s’agit plus de rêver de son destin, mais bien de le provoquer, et cette notion, les coéquipiers d’Olivier Giroud semblent l’avoir enregistré. En tout cas, leur solidarité et leur abnégation lors de la dernière journée face à Rennes (victoire 2-0 en Bretagne), lorsque tous les observateurs les donnaient perdants définitifs pour le titre, les honorent. Même quand ils paraissaient plus fébriles, les protégés du président Loulou Nicollin arrivaient toujours à se dépasser pour assurer un résultat. Conséquence, aujourd’hui c’est eux et eux seuls qui possèdent les cartes en mains pour sceller une bonne fois pour toutes, leur sort, comme au match aller (succès 1-0 au Stadium). Un sort qui s’il s’avère heureux, dépendra très certainement de la formule adoptée par l’entraîneur héraultais, ce fameux 4-2-1-3 qui convient tant à ses joueurs. Mais ne nous y trompons pas, il se jouera également sur un autre terrain, celui du Paris Saint Germain, qui s’apprête à accueillir Rennes, humilié le week-end dernier su son terrain… par Montpellier !
Et là, on parle de l’ultime chance des Franciliens de pouvoir croire en un titre qu’ils n’ont, étrangement, jamais vraiment souhaité si l’on se fie à ce que l’on voit sur le terrain. En effet, que ce soit les stars en place, Pastore, Menez et Nene notamment, ou bien les valeureux lieutenants, les Jallet, Bodmer et autre Camara, aucun n’a jamais fait transparaître cette envie ultime de triompher. Et pourtant, on l’a assez répété, les dirigeants qataris du PSG avaient annoncé la couleur en arrivant, ils voulaient être champions avec cette équipe, le plus tôt possible. Malheureusement, à force de vouloir changer entièrement l’ordre établit, les anciens soutiens d’Antoine Kombouaré ont vu leur avenir au sein du club de la capitale s’assombrir. En effet, les Matuidi, Sissoko, Douchez et autre Gameiro, à qui l’on avait promis une place de choix dans l’écurie ultra compétitive que Paris allait devenir, ces éléments-là ont été déçu part une politique de la concurrence. C’est ainsi que les titulaires d’un jour, à l’image de l’ancien capitaine Mamadou Sakho, relégué au statut de suppléant, sont devenus les remplaçants du lendemain. Un changement de situation qui n’a bien évidemment pas fait le bonheur de ces derniers, qui ont pris ces choix nouveaux, comme un affront. Ainsi, la nomination de Carlo Ancelotti et ses méthodes bien connues, n’ont pas fait l’unanimité dans un groupe encore marqué par l’éviction de « coach Antoine », pourtant sacré champion d’Automne. 
Un bouleversement de stratégie qui fait ainsi dire à FastFoot que Paris ne sera pas champion, car l’unité ne règne pas dans cet effectif aux grands noms certes, mais surtout aux fortes individualités. Et on l’a remarqué cette saison encore, les équipes qui alignent les noms ne sont pas forcément les meilleurs dans leurs championnats, à l’image du Milan AC en Italie qui s’est vu confisqué le Calcio par la Juventus Turin, ou encore le Bayern Munich en Allemagne, qui a subit la dure loi du Borussia Dortmund, champion pour la seconde fois de rang. Non, Paris ne sera pas champion, en tout cas pas tout de suite, tant que le ménage ne sera pas terminé, entre ceux sur qui on ne compte plus, ceux qui ont été renvoyé sur le banc, et ceux qui se voient déjà ailleurs. Une raison de plus de penser que c’est bien l’année de Montpellier, qui n’a jamais été aussi proche de remporter un titre historique. Au grand dam de son président emblématique d’ailleurs, « Monsieur » Nicollin, qui lui n’a que très rarement fait aussi attention à son cœur, de ses propres dires. Enfin avouons que la victoire du MHSC serait belle, dans un premier temps devant Lille, puis dans une semaine face à Auxerre, non pas parce qu’elle signerait l’échec de la politique parisienne, mais bien parce qu’elle signifierait le succès du « vrai » football, celui de la province, celui d’un club familial, où les joueurs sont accessibles ailleurs que derrière des barrières. Et puis bien évidemment parce qu’il viendrait sacrer la prime au beau jeu, un jeu qui a fait éclore Olivier Giroud et Younès Belhanda notamment. Alors pourvu que ça dure !
Damien Chédeville
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Montpellier ne va rien lâcher !
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La Ligue 1 en mode « Euro 2012 »
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La Ligue 1 en mode « Euro 2012 »
Laurent Blanc et la seconde chance
Ce mercredi en fin d’après-midi, le sélectionneur de l’Equipe de France a dévoilé une première « pré-liste », concernant les joueurs tricolores évoluant à l’étranger, susceptibles de participer au prochain Euro ukraino-polonais. Sans réelle surprise d’ailleurs, étant donné que celui-ci a largement occupé l’esprit des médias ces derniers jours, Hatem Ben Arfa fait son retour parmi les postulants au voyage à l’est, et ce pour la première fois depuis le 11 août 2010, date de sa dernière cape sous le maillot Bleu. A l’époque, Laurent Blanc disputait sa première rencontre en tant que sélectionneur, et la France allait s’incliner deux buts à un en Norvège, avec un but tricolore signé… Hatem Ben Arfa ! Une anecdote qu’on ne cesse bien évidemment de rappeler dans la presse, mais qui symbolise bien l’esprit du champion du Monde 1998, qui, même en conservant une mémoire tenace des performances (défaite de l’EDF malgré le but de Ben Arfa), n’oublie pas de donner une seconde chance à certains des courtisans de la maison bleue. Ainsi, on note également que Franck Ribéry, Patrice Evra et Florent Malouda, acteurs en vue à l’été 2010 en Afrique du Sud lors du scandale de Knysna, n’ont pas goûté à la rancœur sélective de leur sélectionneur. Un souhait qui avait pourtant été explicitement développé par FastFoot dans les précédents articles au sujet de l’Equipe de France.
De fait, aujourd’hui Laurent Blanc souhaite réhabiliter les anciens lieutenants de Raymond Domenech, pour en faire les atouts « expérience » de son groupe France. Un parti pris qui n’engage que lui, et qui semble, selon FastFoot, très risqué quand on connaît l’influence plus ou moins néfaste que peuvent avoir ces joueurs, auprès des jeunes nouveaux au sein de cette équipe tricolore. Néanmoins, si comme le veut le sélectionneur, la troupe qui est appelée à défendre nos couleurs à l’Euro doit être un mélange d’éléments prégnants d’expériences passées (plutôt malheureuses !), ainsi que de talents neufs susceptibles de sublimer le maillot national, les choix annoncés sont assez cohérents. Maintenant, c’est avec les joueurs de Ligue 1, que l’ex entraineur bordelais va devoir trancher en vue de l’annonce de la seconde pré-liste « bleu-blanc-rouge », prévue mardi prochain à 18h. Et gageons que ce ne sera pas chose facile, quand on sait que ces derniers mois, les écuries françaises ont été les principaux fournisseurs de l’Equipe de France. Car honnêtement, à l’étranger, hormis Djibril Cissé, Louis Saha, Lassana Diarra ou Jérémy Mathieu qui postulaient à une place dans la fameuse liste des 23, peu de représentants tricolores ont fait les frais de la pré-liste présentée mercredi. Les déçus devraient être en effet plus nombreux côté Hexagone.
Comble de l’ironie, le dernier match censé pouvoir faire chavirer les ultimes choix de Laurent Blanc, soit la 37° journée de L1, va être le théâtre d’un affrontement âpre pour le titre, entre Montpellier et Lille notamment, dimanche soir à la Mosson. Et si quelques éléments n’ont pas tellement de soucis à se faire, quant à leur présence dans la liste élargie du Cévenol (Giroud et Debuchy entre autre), il est fort à parier que d’autres pourraient bien gagner ou même perdre des points. Ainsi, des surprises de dernière minute comme Rio Mavuba, Franck Beria ou encore Mapou Yanga Mbiwa ne sont pas à exclure, si leur niveau de jeu les honore ce jour-là. Tous ont réalisé une très belle saison avec leurs clubs respectifs, et ce ne serait pas fantasmer, que de les imaginer être récompensés à leur juste valeure. Tout comme il n’est pas interdit pour Laurent Blanc de sanctionner des éléments moins convaincants ces derniers mois, que lors de la campagne de qualification des Bleus pour cet Euro. On pense bien sur à Alou Diarra et Mathieu Valbuena, très sélectifs avec Marseille dans leurs performances depuis le mois de janvier, ou encore à Mamadou Sakho, déstabilisé par l’arrivée de Carlo Ancelotti à la tête du PSG cet hiver, et de fait discutable à son poste en club. Enfin, malgré une hiérarchie des gardiens bien établie depuis l’ère Domenech, pourquoi ne pas imaginer que Mickaël Landreau ou Stéphane Ruffier puissent abattre une dernière carte ?
Autant d’interrogations qui murissent dans les esprits, et qui pourraient être alimentées ce week-end, par les joueurs concernés dans cette avant dernière journée du championnat. Reste à savoir si Laurent Blanc va préférer la continuité à la fraicheur, l’expérience au talent pur, et la fidélité à l’audace. En tout cas, au regard de la liste annoncée mercredi, cela semble en prendre le chemin si l’on considère que le rappel d’Hatem Ben Arfa est la seule innovation apportée par le patron des Bleus, dans la constitution d’un groupe qui devrait tout de même ressembler aux précédents. Alors il est évident que le « président » ne peut pas se permettre à un mois du début de l’Euro de bouleverser les choix établis depuis sa nomination à l’été 2010, mais quand même, nous attendons un peu de culot et de jeunesse dans cette liste élargie. En sachant parfaitement que d’ici le 29 mai, date limite d’annonce du groupe définitif emmené en Ukraine, les lignes pourront bouger, au rythme des rencontres qu’il reste au programme, et donc à d’éventuelles blessures. On pense là, à l’ultime journée de L1 prévue le dimanche 20, mais également à la finale de la Ligue des Champions du mercredi 16… le lendemain de la seconde annonce. Inutile donc de faire des plans sur la comète, avant que l’ultime match n’est donné son verdict, même s’il est avéré que tout le monde peut prétendre à « une seconde chance » !
Damien Chédeville
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Euro : le temps des choix pour Laurent Blanc
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Montpellier ne va rien lâcher !
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Montpellier ne va rien lâcher !
Une semaine décisive
Mardi dernier, au soir du match nul concédé par Montpellier à domicile face à Evian Thonon Gaillard (2-2), l’ensemble de la presse donnait déjà la formation héraultaise perdante en vue du titre de champion, disputé au PSG et à Lille. En effet, seul FastFoot tentait de relativiser ce faux-pas, en développant seulement l’hypothèse selon laquelle les Sudistes allaient devoir batailler jusqu’au bout pour remporter ce trophée qu’ils méritent tant depuis le début de saison. Si bien qu’il n’était à aucun moment question d’un effondrement du MHSC, post-exclusion de Younès Belhanda, dans les paragraphes publiés dernièrement. A croire qu’encore une fois, la patience, le recul sur les évènements et les leçons du lendemain ont de nouveau eu raison de cette propension excessive et systématique à l’emballement de nos médias spécialisés. Ainsi, la victoire d’hier soir à Rennes (2-0) en conclusion de la 36° journée de Ligue 1, de Montpelliérains certes heureux sur le second but, mais provocant toujours leur fabuleux destin, a fait taire quelque peu les critiques. Au moins le temps d’une semaine qui sera marquée dimanche prochain par le choc tant attendu de l’avant-dernière journée du championnat, entre les partenaires d’Olivier Giroud justement, et l’outsider de luxe, le LOSC de Rudi Garcia. D’ici là, les protégés de Louis Nicollin auront peut-être le privilège de pouvoir se préparer dans le calme, de circonstance en cette dernière ligne droite.
Car aujourd’hui, s’il est certain que Montpellier n’a toujours pas gagné mathématiquement « son » graal, le chemin semble bel et bien tracé pour une formation qui a toujours fait avec les forces en présence. Traduction, même quand le meneur de génie Belhanda n’était pas présent, durant la Coupe d’Afrique des Nations notamment, mais plus récemment en Bretagne, le sorcier René Girard a toujours trouvé la parade, pour conserver un certain niveau de jeu, susceptible de faire triompher sa formation, même face aux représentants du Top 5. Rennes faisant partie de ce quinté de tête, on se dit que le destin héraultais ne peut qu’être la concrétisation d’une domination quasi sans faille depuis le coup d’envoi de l’exercice. En effet, seuls les joueurs sudistes ont réellement montrés ces derniers mois qu’ils souhaitaient aller au bout, même si leurs déclarations dans la presse refusaient tout triomphalisme. Ainsi, que ce soit du côté parisien où la nomination de Carlo Ancelotti à la place d’Antoine Kombouaré a bouleversé la donne concernant le titre, ou bien à Lille, où la culture de la gagne dépend trop souvent du talent d’Eden Hazard, les valeurs de combat ne sont pas aussi évidentes.
A tel point que FastFoot se demande ce qu’il pourrait arriver à Montpellier, pour que la bande à Giroud échappe au sacre d’une politique de formation et de recrutement aussi heureuse. Car même en cas de défaite devant Lille au Stade de la Mosson ce dimanche, le premier titre de L1 de l’histoire du club héraultais serait toujours accessible. Mais ce scénario est sans compter sur l’abnégation de le jeunesse dorée sudiste, symbolisée par un Mapou Yanga Mbiwa capitaine et chef de file d’un collectif aussi solide que talentueux. A force, on pourrait croire que les superlatifs sont excessifs à l’égard de cette formation, mais tout de même, devenir champion aujourd’hui avec un budget d’environ 35 millions d’euros, quand Paris tâtonne avec une enveloppe cinq fois plus importante (150 millions), cela force le respect. Et ce, même si l’on ne peut que considérer qu’il sera difficile pour le MHSC, de briller l’an prochain dans une Ligue des Champions toujours aussi exigeante. Malgré tout, le plus gros reste à faire en cette fin de saison, et il serait prétentieux de vouloir priver René Girard et ses hommes de cette bulle de concentration, nécessaire pour concrétiser les plus grandes victoires. En attendant, deux autres candidats sont toujours là pour tenter d’enrayer le parcours montpelliérain, et il serait tout autant présomptueux d’occulter le pouvoir de dissuasion de ces concurrents on ne peut plus crédibles.
Au final, c’est peut-être le goût pour le beau jeu qui l’emportera, avec un schéma inédit en 4-2-1-3, aligné par l’ancien sélectionneur de l’Equipe de France Espoirs, et qui réussit si bien à Montpellier depuis la douce éclosion de ce groupe pétri de qualités. Et si d’aventure le président de la Ligue de Football Professionnel, Mr Frédéric Thiriez devait remettre « l’Hexagoal » au lieutenant Mapou Yanga Mbiwa au terme de la 38° journée, ce serait surement grâce à l’immobilisme chronique du PSG cette saison, lorsqu’il s’agit de conclure les occasions de prendre le pouvoir. L’avenir nous dira ainsi, si le management à l’italienne de maître Ancelotti convient ou non à l’école française, qui n’a certainement pas la même éducation que son homologue transalpine. Un football riche, toujours plus décomplexé et vivant, voici ce qui a fait le succès du MHSC lors de cet exercice, et ce qui a manqué à un club francilien divisé par les ambitions de certains, les incertitudes des autres, et l’indécision de l’état major. En tout cas une chose est sure, Montpellier ne lâchera rien d’ici l’ultime seconde du championnat, à l’image de ce qui a pu être démontré face à Rennes hier, et au regard de la passivité défensive de Paris devant Valenciennes (victoire 4-3). Attention enfin à ne pas enterrer Lille trop tôt, et son prodige Eden Hazard, déjà auteur de 17 buts et 14 passes décisives dans cet exercice. L’adversaire numéro un de Giroud (21 buts, 8 passes), pour le titre meilleur joueur de la saison… avec l’Euro en ligne de mire pour ce dernier !
Damien Chédeville
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Girard et Montpellier tiennent leur titre
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La guerre « des Trois » aura bien lieu
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La guerre « des Trois » aura bien lieu
Lille se pose en challenger
Les journées passent et ne se ressemblent pas dans notre bon vieux championnat de France de Ligue 1. C’est plutôt bateau à dire, mais cela reflète bien la nature des évènements. En effet, alors que l’on voyait, FastFoot en tête, Montpellier s’envoler tout droit vers un premier titre hexagonal après sa victoire à Toulouse combinée au revers du PSG devant Lille (34° journée), la donne a considérablement évolué en seulement trois jours. De cinq points d’avance sur un Paris Saint Germain morose, le MHSC est passé à trois courtes unités de marge sur ce même concurrent, la faute à un match nul mouvementé, concédé face à Evian, mardi dernier (2-2). Le tout, après avoir ouvert le score par Belhanda, avant de se voir confisquer l’avantage par les haut-savoyards à 2-1, pour enfin revenir à la marque sur une position de hors-jeu de Camara sur le but de Giroud, lequel passeur allait rater le penalty du succès. Ouf, quelle partie ! Au final, la bagarre générale de fin de match ayant précédé l’ultime loupé, aura couté deux joueurs à Montpellier, dont son brillant meneur, Younès Belhanda, exclu pour des coups échangés avec l’ancien monégasque Cédric Mongongu. Bref, René Girard devra surement se passer de son meilleur élément, avec Olivier Giroud évidemment, jusqu’au terme de la saison, à savoir le 20 mai prochain. 
D’ici là, trois matchs suffiront peut-être aux hommes de Nicollin pour limiter la casse et savourer ce titre tant attendu, ou au contraire, ils serviront au PSG et à Lille à revenir au contact voire mieux. Et cela commence bien évidemment par la 36° journée du championnat au programme ce week-end, avec un déplacement délicat à Rennes lundi soir pour les Héraultais. Avant cela, Lille recevra Caen, toujours en lutte pour le maintien, et le PSG aura effectué son court déplacement à Valenciennes, quasiment sauvé. Autant de raisons de penser que tout peut-être relancé après cette journée, en imaginant par exemple que les deux challengers de Montpellier s’imposent, pendant que les partenaires du jeune capitaine Mapou Yanga-Mbiwa concèderont le match nul en Bretagne. Car même si l’on reste dans de le domaine de l’hypothèse, cela nous donnerait trois formations en trois points, à deux rendez-vous du coup de sifflet final de l’exercice. Un incroyable scénario, aussi probable que crédible, qui nous offrirait un magnifique schéma de fin de saison, avec une lutte à trois pour un seul titre, du jamais vu quasiment en L1 ! En effet, on est plus habitués à voir des combats à deux, Bordeaux-Marseille (98/99 ; 08/09), Lyon-Lens (01/02) ou encore Lyon-Monaco (02/03) pour les plus connus ces dernières saisons.
Mais là, avec trois prétendants à la gagne, on peut vraiment tout imaginer d’ici deux semaines, même les scénarios les plus improbables. Car ne l’oublions pas, la 37° et avant dernière bataille du championnat de Ligue 1 sera le théâtre d’un importantissime Montpellier-Lille ! Une rencontre qui pourrait en effet tout faire basculer, que ce soit pour les Sudistes, susceptibles de perdre le titre qui leur tendait les bras, pour le LOSC qui se poserait en favoris pour sa propre succession en cas de victoire, ou bien pour le PSG qui profiterait de la situation pour reprendre le fauteuil de leader. Finalement, quel que soit le verdict de cette fin d’exercice, la France peut se targuer de l’intérêt que porte encore son championnat national, contrairement aux joutes espagnole et allemande notamment, déjà pliées avant la fin. D’autant que comme FastFoot l’a développé précédemment, certains joueurs se battent toujours pour gagner leur place en Equipe de France en vue de l’Euro ukraino-polonais, qui débute dans un mois presque jour pour jour. Un argument de poids, dans un sprint final où les trois formations en lice pour le trophée, possèdent des éléments susceptibles de partir à l’est avec les Bleus et Laurent Blanc. Autant dire qu’avec un Giroud séduisant cette saison, un Hazard monumental en partance pour l’Angleterre, et un duo Nene-Pastore sur le retour, la guerre des Trois aura bien lieu, et ce, jusqu’au bout.
Montpellier et son collectif, Lille et son phénomène Hazard, le PSG et sa notoriété sont en effet autant de croire que chaque écurie a sa carte à jouer dès ce week-end. Reste que la pression va forcément fausser quelque peu les performances de ces joueurs assoiffés de titres, notamment du côté de l’Hérault où le groupe de René Girard semble être assez jeune. Trop ? Personne ne le sait vraiment, car Barcelone en 2008 a entamé une ère extraordinaire de succès avec Pep Guardiola, le plus jeune entraineur en exercice, à la tête d’une équipe emmenée par Lionel Messi, âgé de seulement 21 ans à l’époque. Conclusion, toute proportion gardée dans la comparaison, une équipe peut très bien toucher les sommets avec des cadres aussi jeunes et inexpérimentés que talentueux. Mais il ne faut pas écarter trop vite le LOSC de Rudi Garcia, auteur du doublé Coupe de France-Ligue 1 l’an dernier, et poussé par un meneur flamboyant dans tous les secteurs du jeu. Sans oublier la solidité défensif des Nordistes, de même que leur capacité à gérer le ballon au milieu de terrain avec ce fameux « trio » à la catalane. Enfin, Paris et Carlo Ancelotti n’ont pas abdiqué et en plus ont des atouts majeurs en attaque notamment, avec un Gameiro susceptible de disputer l’Euro, et un duo Nene-Pastore irrésistible par moments. D’un mot, la constance et l’envie suffiront pour valider l’identité du champion qui pourrait très bien être connue qu’au terme de la 38° journée. D’ici là, messieurs, faites vos jeux, la guerre est déclarée !
Damien Chédeville
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Girard et Montpellier tiennent leur titre
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Euro : le temps des choix pour Laurent Blanc
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Euro : le temps des choix pour Laurent Blanc
Quel visage de l’EDF en Ukraine ?
A mesure que le championnat de France touche à sa fin, l’Euro 2012 lui se rapproche tout doucement. Co-organisé par la Pologne et l’Ukraine, ce tournoi continental doit être le théâtre du retour de l’Equipe de France au premier plan au niveau international. C’est en tout cas le souhait de Laurent Blanc, patron naturel de ce groupe, qui est quasiment en mesure d’être présenté. Et ce, bien que la question de la prolongation ou non de ce dernier, ait fait irruption dans la préparation des Bleus pour l’Euro, depuis l’hiver dernier. En effet, la Fédération Française de Football a annoncé hier via un communiqué sur son site internet, qu’une première « pré-liste » de joueurs évoluant à l’étranger serait divulguée mercredi 9 mai prochain. Une décision somme toute logique, étant donné que les championnats voisins clôturent avant la Ligue 1, bonne dernière au calendrier (38° journée programmée le 20 mai). Du coup, toujours d’après le message publié par la FFF, une seconde pré-liste de joueurs pensionnaires de L1 sera dévoilée une semaine plus tard, le 15 mai. Une manière pour le sélectionneur tricolore d’élargir son champ de vision, comme peuvent le faire plus habituellement ses homologues du Brésil ou de l’Argentine par exemple. En tout cas une chose est certaine, le verdict n’est plus très loin, et le noyau d’une quinzaine de joueurs doit déjà être établi.
Malgré tout, les « jokers » ne seront pas les seuls à faire l’objet de discussions plus approfondies avec le staff des Bleus, et notamment entre Laurent Blanc donc, et son adjoint Jean-Louis Gasset. Car outre la question de savoir si des éléments comme Ben Arfa, Mavuba ou même Yanga M’Biwa ont leur place dans le groupe-France, le coach cévenol va devoir déterminer si les Mexes, Evra, M’Vila ou encore Alou Diarra sont assez compétitifs en cette fin de saison pour prétendre faire le voyage en Ukraine. Et au regard des dernières performances de certains cadres sous le maillot bleu, il paraît légitime de s’interroger sur l’intérêt d’emmener des hommes qui ont certes, participé à la campagne de qualification des « Frenchies » pour l’Euro, mais qui n’ont pas réalisé une saison convaincante dans leurs clubs. D’où le débat sempiternel sur la nécessité ou non de retenir la fraicheur des joueurs, comme argument de poids dans les choix ultimes du sélectionneur. A ce titre, et sans participer au sport national qui consiste à donner « la » liste qui va faire gagner la France à l’Euro, FastFoot milite pour le recours à la méritocratie. Car s’il ne faut pas se priver de certains cadres expérimentés sur le plan international, mêmes moyens cette saison comme Lloris, Mexes, Réveillère ou encore Malouda, il ne faut pas non plus chauffer des places pour les indésirables.
Ainsi, il semblerait assez opportun de mettre de côté Patrice Evra, même en l’absence pour convalescence d’Eric Abidal, au même titre que Franck Ribéry. Car si ce dernier a montré de belles choses en Coupe d’Europe et en championnat, par moments, celui qui va peut-être remporter la Ligue des Champions avec le Bayern Munich a toujours montré ses limites sous le maillot bleu. Peu solidaire dans les efforts défensifs, maladroit dans ses relations avec ses partenaires, et assez personnel dans son jeu, le « mutin » de Knysna ne semble pas insuffler un sentiment de sérénité dans cette Equipe de France. A moindre échelle, Yann M’Vila n’est pas très tranchant en cette seconde partie de saison avec Rennes. Le milieu de terrain est assez préoccupé par ses ennuis extra-sportifs, et ne semble pas tourné à plein régime vers l’Euro. D’ailleurs au même poste, Alou Diarra connaît un exercice catastrophe avec l’OM, ce qui ne joue pas en sa faveur en vue de la liste. Enfin, Florent Malouda s’inscrit également dans ce groupe de joueurs en déclin, même si son rôle de catalyseur et de relais entre les générations n’est pas à mettre en doute. Au fond, Laurent Blanc a tout de même un gros travail de conscience à faire, pour présenter une équipe compétitive à l’une des compétitions européennes les plus relevés depuis quelques éditions. En effet, pour tenir tête à l’Espagne, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Angleterre ou encore l’Italie, il va falloir « envoyer du lourd », comme on dit trivialement.
En tout cas, il ne fait aucun doute que plusieurs éléments ont déjà validé leur ticket pour l’Ukraine. En commençant par les étrangers en vue évidemment, qui vont être les premiers concernés par la « first liste ». Parmi eux, Benzema et Rami en Espagne, Mexes en Italie ou encore Cabaye et Nasri outre-Manche semblent partir favoris. Tandis que du côté des joueurs de Ligue 1, les Giroud, Debuchy, Martin, Menez et Remy apparaissent comme des candidats naturels au voyage à l’est. Rest à savoir quelles vont être les surprises de ces pré-listes, qui vont forcément être élargies, en vue de l’annonce officielle du groupe France retenu pour l’Euro, qui doit intervenir au maximum le 29 mai prochain. D’ici là, peut-être que Diaby se sera remis de son énième blessure, Ben Arfa aura sans doute fini de convaincre Laurent Blanc de l’emmener dans ses valises, de même que Jérémy Mathieu et Gaël Clichy auront leur carte à jouer à l’arrière. Tout cela, le sélectionneur tricolore va devoir le déterminer ces jours-ci, en sachant que son avenir à la tête de l’EDF en dépend en partie. A moins que le champion du Monde 1998 ait déjà préparé ses valises en vue d’une nouvelle destination. Mais trêve de supputations, aujourd’hui la France doit se doter de la meilleure équipe possible, et gageons que certains joueurs ont très gros à jouer avant le coup de sifflet final des différents championnats. Alors allez les Bleus !
Damien Chédeville
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L’Euro dans toutes les têtes
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Girard et Montpellier tiennent leur titre
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Girard et Montpellier tiennent leur titre
Une première qui marque les esprits
La 34° journée de Ligue 1 à peine achevée par le succès autoritaire de Lille sur Paris (2-1), le championnat de France reprend déjà ses droits pour le premier des quatre derniers rendez-vous de l’exercice. Un rendez-vous que Montpellier et son buteur providentiel, Olivier Giroud (20 buts), ne vont surement pas manquer, eux qui comptent aujourd’hui cinq unités d’avance sur leur principal concurrent… le Paris Saint Germain. Qui aurait misé en début de saison sur une telle ténacité des Héraultais que l’on annonçait déjà « finis » lors de la Coupe d’Afrique des Nations au mois de janvier? Pas grand monde assurément, et pourtant René Girard et ses joueurs ont réussit à déjouer tous les pronostics en tenant tête jusqu’au bout aux Franciliens. Mieux, les protégés du « patron » Loulou Nicollin ont prouvé journée après journée que les millions ne suffisaient pas pour prétendre être champion, même en Ligue 1 ! Le signe que même en ces temps de croissance économique exponentielle du football mondial, le talent prévaut sur la valeur boursière des prétendants au sacre. Une belle leçon d’humilité, par des joueurs qui ne font pas forcément rêver par leurs noms, Jourdren, Bocaly, Saihi, Utaka, mais qui nous offrent tous les week-ends une démonstration de leur envie. 
Car même si cela paraît banal de le dire, un titre de champion se gagne avec l’envie, une envie ininterrompue de la première à la dernière journée, d’écraser la concurrence. Ce désir profond, les coéquipiers de Younès Belhanda, détonateur du milieu sudiste, l’ont en effet manifesté même lors de la récente défaite à Lorient, quand Olivier Giroud, encore lui, vient réduire le score (2-1), dans l’espoir de revenir. Et nul doute que le schéma préférentiel du sorcier Girard, une sorte de 4-2-1-3 offensif y est pour quelque chose, dans le succès de cette équipe si séduisante. Et pourtant, on le répète, les éléments qui la composent sont loin d’être des stars. Il n’y a qu’à égrainer l’équipe type : Jourdren, Bocaly, Yanga M’Biwa, Hilton, Bedimo, Saihi, Estrada, Belhanda, Camara, Utaka, Giroud. Seulement la solidarité de ce groupe, son besoin de repousser sans cesse le défi qui les porte, force à l’admiration, et nous assure que ces hommes iront bien au bout de cette belle aventure. Imaginez donc l’état des jeunes Cabella, Stambouli, Tinhan aussi bien que des anciens, Dernis, Jeunechamp et autre Pitau, lorsque leur sera remis le trophée de champion de France. Ces derniers qui ont bien plus souvent jouer le maintien avec leurs anciens clubs, plutôt que les premiers rôles, largement réservés à Lyon, Marseille ou encore Lille ces dernières années.
Quoique, il ne faudrait pas oublier que lors de la première saison de René Girard à la tête de ce MHSC, au terme de l’exercice 2009-2010, les Montpelliérains avaient terminé au cinquième rang de L1, avec au bout une place en Ligue Europa malheureusement inexploitée. Cette année-là, ils affichaient pas moins de 20 victoires à leur bilan… pas mal pour un promu à l’époque ! Car ne l’oublions pas, le résultat du Montpellier d’aujourd’hui est en partie le fruit du travail effectué par Rolland Courbis, acteur principal de la remontée de son club de cœur, en 2009 justement. En effet, on peut constater que le labeur de René Girard n’est que la suite logique de la dynamique engendrée par le consultant actuel de la radio RMC à l’étage inférieur. Résultat, le MHSC est à quelques encablures du plus grand exploit de son histoire, derrière la victoire en Coupe de France en 1990. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce jeune club fondé en 1974 n’a en effet jamais remporté le championnat de France de L1, au contraire de son principal adversaire, le PSG, lancé lui en 1970, et qui possède déjà deux championnats et huit coupes de France ainsi que trois coupes de la Ligue à son actif. Un juste retour des choses pour un club familial qui a toujours misé sur son centre de formation, un des plus réputés encore aujourd’hui dans l’Hexagone. Et symbole de cette réussite que connaît Montpellier, c’est en grande partie grâce à ses jeunes que le titre lui tend autant les bras.
Ainsi, à chaque fois que le MHSC était en difficulté cette saison, durant la CAN par exemple, ou bien lorsque le coach sudiste était privé de quelques uns de ses cadres, les remplaçants ont toujours assumé le nouveau statut de l’équipe. Si bien qu’à une vingtaine de jours du terme de l’exercice, on ne voit pas comment Paris et Carlo Ancelotti pourraient priver les coéquipiers d’Olivier Giroud d’un premier titre de champion. Même Lille semble préférer voir le président Nicollin triompher plutôt que Nasser El-Khelaifi, en atteste la victoire des Nordistes sur le PSG dimanche soir au Stadium Nord, grâce à son joueur fétiche, Eden Hazard, et à sa recrue phare du dernier mercato, Nolan Roux, tous deux buteurs face à Sirigu. Pas étonnant du coup que la Ligue ait désigné Giroud, Belhanda et Hazard en plus de Nene, pour le titre de meilleur joueur de Ligue 1 de la saison. Gageons que le trophée devrait se jouer entre les trois premiers prétendants, qui prouvent en cette fin d’exercice qu’ils sont toujours là sur le devant de la scène. Avec un avantage léger pour Montpellier, qui, quand Giroud n’est pas au mieux de sa forme, est relayé par un étincelant Younès Belhanda, courtisé par… le PSG ! Et dans ce dossier là, comme pour celui du titre, faisons confiance à Loulou Nicollin et à ses sujets, qui feront tout pour conserver leurs chances jusqu’au bout. En attendant, les Héraultais ont une page de leur histoire à écrire, et peut-être plus vite que prévu !
Damien Chédeville
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Montpellier sur une voie royale
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Quand les gros jouent leur crédibilité
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