Le LOSC peut tout perdre
Un doublé, et après ?...
Au lendemain de la qualification de Valenciennes pour les quarts de finale de la Coupe de France au dépend de son voisin lillois (victoire 2 buts à 1), le tenant du titre, on se demande bien à quoi va ressembler la fin de saison du côté du LOSC, qui n’a plus que le championnat à jouer. Et face à cette situation, deux postulats inverses s’imposent à la lecture du parcours des nordistes. D’une part, on peut considérer qu’en ayant un seul objectif en tête, les joueurs de Rudi Garcia vont pouvoir plus facilement se concentrer sur la deuxième partie de saison en Ligue 1, championnat qu’ils ont remporté l’an dernier, réalisant ainsi un magnifique doublé. Et d’autre part, on peut aussi penser qu’après avoir été éliminé de la Coupe de France, Lille peut très bien se voir écarté de la course au titre dans les prochaines semaines. Selon FastFoot, la seconde hypothèse est pour l’instant trop hâtive, sachant que les partenaires d’Eden Hazard sont toujours en embuscade, sur la troisième marche du podium derrière le PSG et Montpellier. D’autant que dans le quintette du haut de tableau, le LOSC est la seule équipe à avoir une rencontre de plus à disputer, après le report de son match à Sochaux le week-end dernier. Du coup, en cas de victoire dans le Doubs, Mickaël Landreau et ses coéquipiers reviendraient à quatre petites longueurs du dauphin héraultais.
Seulement aujourd’hui, la difficulté qui se dresse devant le club du président Michel Seydoux, demeure dans la faculté à se relever d’un échec dans une compétition gagnée l’an passé avec brio. D’autant que durant le mercato d’hiver, les lignes ont bougé dans le Nord, et l’équipe de départ a quelque peu changé. En effet, Moussa Sow, vraisemblablement poussé vers la sortie nommée Fenerbahçe, a quitté le club à la fin du marché, alors que le défenseur central Marko Basa s’est lui blessé pour une durée assez longue (épaule, trois mois). Conséquence, Lille a recruté en urgence Nolan Roux, venu de Brest, et par ailleurs très prometteur, tandis que Mauro Cetto s’est envolé dans les derniers instants du mois de janvier en provenance de Palerme, pour un prêt de six mois dans le club nordiste. Et même si le premier d’entre eux n’a pas tardé à se signaler (trois buts en deux matchs officiels), les matchs du LOSC eux, ne sont pas totalement rassurants. Ainsi, la défense paraît bien plus friable que l’an dernier, lorsqu’Adil Rami était encore là, alors que l’attaque elle, peine à se montrer tranchante. Un constat sans appel, en rapport aux départs combinés de Gervinho, Yohan Cabaye (bon passeur décisif), et Moussa Sow donc, sans parler de celui de Ludovic Obraniak à Bordeaux, la surprise du chef.
Bref, si le milieu de terrain lillois, lui, donne toujours autant de gages de satisfaction avec notamment les deux « anciens » Rio Mavuba et Florent Balmont, et la pépite Idrissa Gueye, l’équilibre général de l’équipe est davantage fragilisé depuis la reprise du mois de janvier. Heureusement, cela ne se traduit pas encore tout à fait dans les résultats, si l’on excepte cette élimination en Coupe de France. Mais combien de temps le LOSC va-t-il pouvoir rester dans le trio de tête ? D’autant que derrière, l’OM et l’OL sont en pleine bourre. Les deux olympiques sont en effet encore qualifiés dans les quatre compétitions dans lesquelles ils sont engagés (Championnat, LDC, Coupe de la Ligue, Coupe de France), et ils sont à l’affut d’un faux pas du groupe de Rudi Garcia. Pendant ce temps-là, l’ancien coach du Mans n’en finit plus de pester contre l’arbitrage… Pas sur que ce soit la meilleure solution pour motiver ses troupes dans la course au titre. Car très concrètement, il ne reste que cette bataille pour être champion de France au LOSC, pour remplir les objectifs du club. Et ce, même si le discours de ces prochaines semaines va tout naturellement être orienté vers une qualification de plus pour la Ligue des Champions l’année prochaine.
Et c’est somme toute assez logique, quand on sait que devant, le PSG de Carlo Ancelotti va être très difficile à détrôner, surtout lorsqu’il gagne même sans être flamboyant. Malgré tout, à l’image de Montpellier qui ne se démonte pas et qui tente, tant bien que mal, de tenir tête à Paris, Lille peut se résoudre à essayer de suivre le rythme imposé par les deux premiers. Car si les partenaires de Mathieu Debuchy commencent à regarder vers l’arrière, la bataille s’annonce compliquée avec Lyon et Marseille, surement plus fournis en terme d’effectifs. Et ce, même si Rémi Garde et Didier Deschamps ne sont pas épargnés par les blessures. En clair, Lille doit tout de suite réagir si Michel Seydoux veut voir son équipe fouler la pelouse du nouveau Grand Stade Lille Métropole en Ligue des Champions face aux plus grandes formations d’Europe l’année prochaine. On en parle assez peu, mais c’est également un enjeu majeur pour le futur de l’institution LOSC, qui a misé très gros pour obtenir cette nouvelle enceinte. Avouez que ce serait quand même dommage de ne disputer que la Ligue Europa dans un jardin où pourront se masser environ 50 000 spectateurs…
Damien Chédeville
Dans le même thème :
Le PSG est-il vraiment plus fort que Lille ?
http://www.fastfoot.fr/archives/2011/12/17/22986198.html
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A quoi jouent Le Graët et Blanc ?
http://www.fastfoot.fr/archives/2012/02/07/23466225.html
Crédits Photos : racing-1.com ; goal.com ; sofoot.com
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